Nouveautés sur le site

Dernière mise à jour le 21 avril 2016

Les éléments les plus récents apparaissent en premier dans la liste ci-dessous :  

Adresse :

http://www.has-sante.fr/portail/jcms/c_2619437/fr/les-directives-anticipees-concernant-les-situations-de-fin-de-vie

Mes commentaires personnels : bien que le premier texte, relatif aux directives anticipées, ne soit pas encore intégré dans un décret issu de la loi du 2 février 2016, il présente deux formulaires de rédaction des directives anticipées conformément à la loi. Ils sont proposés selon les deux  situations prévues : personne en bonne santé ou personne atteinte d’une maladie grave.

La personne de confiance est présentée dès le premier document. A noter une approximation concernant cette personne « qui parlera en votre nom si vous ne pouvez plus vous exprimer». En fait, la loi du 2 février 2016 est formelle sur ce point : la personne de confiance ne représente pas le malade mais « rend compte de la volonté de la personne », ce qui n’est pas équivalent.

Deuxième avertissement : insuffisance surrénalienne.

Il s’agirait d’une complication rare avec insuffisance de production de cortisol. La FDA rappelle les signes évocateurs: nausées, vomissements, anorexie, fatigue, faiblesse, vertiges et hypotension artérielle.

 Sources récentes avec texte complet sur Medline :

Lee AS, Twigg SM. Opioid-induced secondary adrenal insufficiency presenting as hypercalcaemia. Endocrinol Diabetes Metab Case Rep. 2015;2015:150035.

Das G. Chronic heroin dependence leading to adrenal insufficiency. Case Rep Endocrinol. 2014;2014:461816.

Avertissements de la FDA en cette fin mars 2016 à propos de l’ensemble de la famille des opioïdes (morphiniques) :

Premier avertissement : syndrome sérotoninergique.

Les opioïdes peuvent interagir avec les antidépresseurs et certaines substances utilisées contre la migraine (la famille des triptans):

Le résultat peut en être un syndrome sérotoninergique qui a surtout été décrit lors de l’interaction entre deux substances ayant des effets sur la recapture de la sérotonine (par exemple entre le tramadol et les ISRS). Parmi les nouveaux incriminés, le fentanyl et la méthadone seraient plus souvent en cause. Toutefois, la FDA demande que tous les opioïdes puissent être suspectés. Toute prise concomitante d’une substance à potentiel sérotoninergique (voir liste en déroulant la page) doit être connue et surveillée ; toute apparition des symptômes suivants doit être dépistée : agitation, hallucinations, tachycardie, fièvre, sudation abondante, tremblements ou frissons, myoclonies ou contractures musculaires, troubles de la coordination, nausées, vomissements, diarrhée ; les symptômes apparaissent généralement dans les heures ou les jours qui suivent l’initiation de l’association médicamenteuse. Toutefois, ils peuvent survenir plus tardivement, en particulier lors d’une augmentation de dose.

Le MEOPA est de plus en plus utilisé pour les soins dentaires chez les personnes âgées. Le plus souvent, cette technique s'adjoint à l'anesthésie locale qui demeure indispensable chez le patient douloureux et non simplement anxieux. C'est le cas lors des extractions dentaires. Shao (Shao et al, 2013) publie des résultats faisant état d'une moindre augmentation de la pression artérielle et de la fréquence cardiaque chez des patients âgés hypertendus.

Shao Y, Wang XH, Su RX, Dong YC, Li G. [Application of nitrous oxide / oxygen inhalation sedation in tooth extraction of elderly patients with hypertension]. Shanghai Kou Qiang Yi Xue. 2013 Jun;22(3):302-4.

A l’instar de la kétamine, le protoxyde d’azote agirait par l’intermédiaire du blocage des récepteurs au glutamate NMDA (Grasshoff et al. 2006). Il ne s'agit pas de la seule modalité d'action du protoxyde d'azote. C'est ainsi que Emmanouil (Emmanouil, 2007) retrouve chez l'animal une action sur les récepteurs opioïdes surtout de type kappa, une action stimulante sur les neurones noradrénergiques descendants inhibiteurs ainsi qu'une activation des neurones gabaergiques (GABA A). En 2008, nouvelle publication d'Emmanouil (Emmanouil et al. 2008) qui avance l'hypothèse, chez la souris, d’une inhibition du monoxyde d'azote et d'un blocage des récepteurs opioïdes au niveau de la substance grise périaqueducale, localisation bien connue pour la présence de récepteurs opioïdes.

Emmanouil DE, Dickens AS, Heckert RW, Ohgami Y, Chung E, Han S, Quock RM. Nitrous oxide-antinociception is mediated by opioid receptors and nitric oxide in the periaqueductal gray region of the midbrain. Eur Neuropsychopharmacol. 2008. Mar;18(3):194-9.

Le 1er février 2016 :

Toulouse le 4 mars 2016 : http://www.geriatrie-albi.fr/affichette_RM_mars_2016.pdf

·         le 23 janvier 2016

Le débat continue autour de la vaccination anti-zostérienne dans le prévention des douleurs post-zostériennes.

Rappel des conclusions de l’HAS en octobre 2014 (1) :

« ZOSTAVAX apporte une amélioration du service médical rendu mineure (ASMR IV) dans la prévention du zona, dans les populations recommandées par le HCSP. » 

Une étude sceptique (Le P, 2015) quant à l’intérêt de la vaccination anti-zostérienne : pour 1000 personnes recevant le vaccin à l’âge de 50 ans, on constate que seuls 25 cas de zona et 1 seul cas de douleurs post-zostériennes auraient été prévenus par la vaccination.

Pour Tseng (Tseng et al, 2015) parmi les personnes qui ont été affectées par un zona, la vaccination préalable était associée à un moindre risque de douleur post-zostérienne chez les femmes mais non chez les hommes. Les causes de cette différence ne sont pas connues.

Sources :

(1) https://www.mesvaccins.net/textes/zostavax_sapub_ct13478.pdf

Le P, Rothberg MB. Cost-Effectiveness of Herpes Zoster Vaccine for Persons Aged 50 Years. Ann Intern Med. 2015 Oct 6;163(7):489-97

Tseng HF, Lewin B, Hales CM, Sy LS, Harpaz R, Bialek S, Luo Y, Jacobsen SJ, Reddy K, Huang PY, Zhang J, Anand S, Bauer EM, Chang J, Tartof SY. Zoster Vaccine and the Risk of Postherpetic Neuralgia in Patients Who Developed Herpes Zoster Despite Having Received the Zoster Vaccine. J Infect Dis. 2015 Oct 15;212(8):1222-31. 

 

·         le 20 janvier 2016 :

Certaines publications sur la maladie d’Alzheimer ont davantage d’intérêt que d’autres, aussi bien pour l’entourage que pour les professionnels.

Un livre qu'il est possible de télécharger pour aller plus facilement consulter un mot ou une rubrique :

http://free.geriatrics.overblog.com/2016/01/un-livre-a-lire-sur-la-maladie-d-alzheimer.html

·         le 18 janvier 2016 :

http://www.geriatrie-albi.fr/affiche-CM-Castres13-02-2016.pdf

·         le 17 janvier 2106 :

Programme

 

Inscription

 

 

·         le 7 janvier 2016

Rencontres d’éthique à Carmaux (Tarn) le 14 janvier 2016 à 20 h 30 :

www.geriatrie-albi.fr/Rencontre_Cinethique2.pdf

·         le 17 décembre 2015 :

La douleur en EHPAD en fin de vie : un symptôme pénible fréquent mais non unique.

L’EMSP (équipe mobile de soins palliatifs) de Metz-Thionville rapporte les données de son activité au sein de 16 EHPAD  pendant l’année 2012. L’EMSP a suivi 55 résidents dont 42 en soins palliatifs, pour un total de 242 consultations.

Les symptômes présentés par les résidents sont la douleur (76%), des symptômes neuropsychiques (74%), digestifs (38%), respiratoires (27%) et cutanés (36%).

Source :

Piot E, Leheup BF, Losson S, Gédor L, Domina L, Béhem C, Amanzouggarene M. Intervention d’une équipe mobile de soins palliatifs en établissement hébergeant des personnes âgées dépendantes : étude rétrospective. Geriatr Psychol Neuropsychiatr Vieil. 2014 Dec;12(4):347-53.

Texte complet : http://tinyurl.com/omnewtl

·         le 17 novembre 2015 :

www.geriatrie-albi.fr/affichetteRMdecembre2015V23.pdf

·         le 11 novembre 2015 :

lettre 121 de novembre 2015 de l'Association Roger Garin

·         le 2 novembre 2015 :

Tramadol : surveiller la natrémie

 

Le site http://www.rhumato.net/ fait état d'une étude comparant l'incidence d'hyponatrémies chez des patients traités par tramadol ou codéine. Ceci à partir d’une base de données britannique sur une population de 332 880 patients ayant commencé un traitement par tramadol (27 951 utilisateurs) ou codéine (304 929 utilisateurs).

 

A retenir le risque nettement accru de ce trouble métabolique, parfois grave, chez les patients traités par tramadol.

 

Commentaire : ce risque bien connu avec les antidépresseurs  inhibiteurs de la recapture de la sérotonine existe avec le tramadol. A noter que la base Thériaque ne signale pas ce point, sinon par des possibles conséquences cliniques de ce trouble (nausées, vomissements, coma). Pourtant, les effets indésirables de la base Thériaque incluent d'une part les effets indésirables du RCP (Résumé des caractéristiques du produit) de la spécialité consultée, d'autre part une compilation bibliographique des effets indésirables des médicaments appartenant à la même classe thérapeutique.

 

Source :

Fournier JP, Yin H, Nessim SJ, Montastruc JL, Azoulay L. Tramadol for noncancer pain and the risk of hyponatremia. Am J Med. 2015 Apr;128(4):418-25.e5.

·         le 31 octobre 2015 :

Vaccinations des personnes âgées : le point au 31 octobre 2015 :

I - En France, au 31 octobre 2015, le calendrier vaccinal (voir page 35) des personnes âgées de plus de 65 ans subdivise les « recommandations générales » et les populations « particulières à risque ». Pour les recommandations générales s’appliquant donc à toutes les personnes, le calendrier prévoit un rappel concernant la diphtérie, le tétanos et la poliomyélite suivi d’une injection de rappel tous les dix ans. Par ailleurs, l’injection annuelle du vaccin antigrippal fait bien sûr partie du calendrier du ministère des Affaires sociales, de la Santé et du Droit des femmes.

 

II- Deux autres vaccinations sont pourtant envisagées dans la littérature médicale internationale pour cette tranche d’âges : la vaccination antipneumococcique et la vaccination contre le zona.

 

1/Pour le pneumocoque, la commission de la transparence de l’HAS a rendu un avis le 2 octobre 2013. Le PNEUMO 23* demeure recommandé chez certains sujets à risque. Par ailleurs, la littérature internationale récente incline vers une vaccination systématique des personnes âgées pour prévenir les pneumonies et les infections invasives liées à streptococcus pneumoniae.

 Références :

·       de Soárez PC, Sartori AM, Freitas AC, Nishikawa ÁM, Novaes HM. Cost-Effectiveness Analysis of Universal Vaccination of Adults Aged 60 Years with 23-Valent Pneumococcal Polysaccharide Vaccine versus Current Practice in Brazil. PLoS One. 2015 Jun 26;10(6):e0130217.

 

·       Tsai YH, Hsieh MJ, Chang CJ, Wen YW, Hu HC, Chao YN, Huang YC, Yang CT, Huang CC. The 23-valent pneumococcal polysaccharide vaccine is effective in elderly adults over 75 years old--Taiwan's PPV vaccination program. Vaccine. 2015 Jun 9;33(25):2897-902.

 

·       Kwetkat A, Hagel S, Forstner C, Pletz MW. [Pneumococcal vaccination for prevention of pneumonia]. Z Gerontol Geriatr. 2015 Oct;48(7):614-8.

 

·       Ludwig E, Mészner Z; Hungarian Society of Infectious Disease and Clinical Microbiology, Vaccinology Section. [Prevention of Streptococcus pneumoniae (pneumococcal) infections in adults]. Orv Hetil. 2014 Dec 14;155(50):1996-2004.

 

·       Gutierrez Rodriguez MA, Ordobas Gavin MA, Garcia-Comas L, Sanz Moreno JC, Cordoba Deorador E, Lasheras Carbajo MD, Taveira Jimenez JA, Martin Martinez F, Iniesta Fornies D, Arce Arnaez A. Effectiveness of 23-valent pneumococcal polysaccharide vaccine in adults aged 60 years and over in the Region of Madrid, Spain, 2008-2011. Euro Surveill. 2014 Oct 9;19(40):20922.

 

·       Vila-Corcoles A, Ochoa-Gondar O, Rodriguez-Blanco T, de Diego-Cabanes C, Satue-Gracia E, Vila-Rovira A, Torrente Fraga C; EPIVAC Research Group. Evaluating clinical effectiveness of pneumococcal vaccination in preventing stroke: the CAPAMIS Study, 3-year follow-up. J Stroke Cerebrovasc Dis. 2014 Jul;23(6):1577-84.

 

·       Ochoa-Gondar O, Vila-Corcoles A, Rodriguez-Blanco T, Gomez-Bertomeu F, Figuerola-Massana E, Raga-Luria X, Hospital-Guardiola I. Effectiveness of the 23-valent pneumococcal polysaccharide vaccine against community-acquired pneumonia in the general population aged ≥ 60 years: 3 years of follow-up in the  CAPAMIS study. Clin Infect Dis. 2014 Apr;58(7):909-17.

 

·       Arencibia Jiménez M, Navarro Gracia JF, Delgado de Los Reyes JA, Pérez Torregrosa G, López Parra D, López García P. Missed opportunities in antipneumococcal vaccination. Can something more be done for prevention? Arch Bronconeumol. 2014 Mar;50(3):93-8.

 

2/ Depuis le 15 juin 2015, un vaccin contre le zona est commercialisé en France : le ZOSTAVAX* est disponible au prix de 127,24 € et remboursé à 30 % par l’assurance maladie. Il est donc relativement cher.

Si l'on se fonde sur les résultats d'études, sa balance bénéfice/risque semble en sa faveur dans la prévention du risque de douleur post-zostérienne, en particulier chez des personnes âgées de 60 à 70 ans. Son efficacité à long terme n'est pas encore connue : il existe un doute sur la pérennité de son action au-delà de cinq ans. Toutefois, aucun rappel n'est actuellement conseillé.

Une difficulté de cette vaccination est, comme pour les vaccinations antipneumococcique et antigrippale, la simple diminution du risque d'apparition d'un zona ainsi que de l'intensité des douleurs, non leur prévention totale.

Avis de l'HAS du 15 octobre 2014 rendant compte d'un service médical rendu (SMR) qualifié de modéré et d’une amélioration mineure du service médical rendu (ASMR) : 

http://www.has-sante.fr/portail/upload/docs/evamed/CT-13478_ZOSTAVAX_PIC_Ins_Avis3_CT13478.pdf

Référence : 

·       Lang P.-O., Trivalle C. Le vaccin contre le zona : vos questions et leurs réponses.  NPG Neurologie - Psychiatrie - Gériatrie, Volume 15, Issue 88, August 2015, Pages 200-205

 

·         le 26 octobre 2015 :

Le 24 mars 2016 à Toulouse, je vous propose la journée suivante à laquelle je participerai.

Le Dr Claire Chauffour-Ader dirige la première unité de soins palliatifs ouverte dans la région.

Il sera bien sûr question, entre autres, de douleurs en fin de vie : 

 

http://www.le-clef.fr/wp-content/uploads/2015/06/prog_cong_sp_toulouse2016V17.pdf

Le bulletin d’inscription est ici :

 www.geriatrie-albi.fr/bi_congres_sp_20161.pdf

·         le 19 octobre 2015 en vue du 24 octobre 2015 :

Pour mieux soutenir des personnes âgées malades et fragiles : http://www.geriatrie-albi.fr/LOTO_2015.pdf

·         Le 25 septembre 2015 : une journée du plus haut intérêt le 27 novembre 2015 à Paris par ces temps de modification des lois en vigueur.

Programme :

http://www.geriatrie-albi.fr/prog_cong_sp_paris2015V3.pdf

·         le 22 septembre 2015 : http://www.geriatrie-albi.fr/affiche_conf_debat_17 octobre_2015_graulhet.pdf

·         Le 17 septembre 2015 : Existe-t-il un risque de démence ou de déclin cognitif lors de la consommation d’opioïdes et d’AINS ?

 

Les auteurs (Dublin et al, 2015) de cette étude répondent par la négative, même s’ils observent une incidence légèrement supérieure de démence chez les patients sous ces traitements pris au long cours. 

L’hypothèse qui prévaut est celle d’un facteur de confusion qui est l’intensité et la durée de la douleur chronique justifiant ces thérapeutiques médicamenteuses. De manière générale, un état de santé plus précaire chez les consommateurs pourrait contribuer à cet effet.

 

Source : Dublin S, Walker RL, Gray SL, Hubbard RA, Anderson ML, Yu O, Crane PK, Larson EB. Prescription Opioids and Risk of Dementia or Cognitive Decline: A Prospective Cohort Study. J Am Geriatr Soc. 2015 Aug;63(8):1519-26.

·         Editoriaux parus sur AgeVillage depuis le 17 mars 2015 :

Anesthésie générale et Maladie d'Alzheimer : où en sommes nous ? 

La loi sur la fin de vie : pschitt ?

La peur inexprimée de l'euthanasie : mythe ou réalité ?

·         Le 2 août 2015 : L’alcool protégerait-il des douleurs diffuses 

Voici encore un exemple du danger des interprétations hâtives des résultats d’études. Je vous le communique bien que l'âge moyen des patients étudiés soit de 55 ans.

 

Parmi 45 949 personnes interrogées à Aberdeen (Ecosse), le pourcentage de personnes qui n’avaient jamais bu régulièrement était de 47,2 % chez celles qui présentaient des douleurs invalidantes. Par contre, ce pourcentage chutait avec la consommation d’alcool pour atteindre 18 % chez celles qui déclaraient 21 à 35 unités de boissons alcoolisées par semaine. 

 

Heureusement, les auteurs sont prudents : cette étude n’administre pas la preuve que l’alcool entraîne moins de problèmes de douleurs. On peut expliquer ces résultats par le fait que les patients douloureux boivent moins d’alcool que ceux qui ne présentent pas de douleurs. Ainsi, le fait de ne pas boire serait un marqueur de risque davantage qu’un facteur de risque de douleur.

 

L’exemple ci-dessus est une démonstration (encore une) de la difficulté de l’interprétation des résultats des études. Ici, c’est d’abord la « causalité inverse » qui doit être interrogée : l’œuf ou la poule ? Les facteurs de confusion sont aussi à l’œuvre : comme le soulignent les auteurs, ceux qui ne boivent pas présentent des différences importantes en matière de santé par rapport à ceux qui boivent.

 

Remarque personnelle : il suffit de visiter un service de soins de longue durée à l’heure du repas, ou même un EHPAD, pour se convaincre que cette population consomme moins d’alcool que les citoyens ordinaires. On imagine sans difficulté les conséquences d’une déduction hâtive : l’encouragement à la consommation d’alcool dont on connaît les méfaits.

 

Source (accès réservé) :

http://www.medscape.com/viewarticle/848881?src=wnl_edit_tpal&uac=14318CT

 

·         Éthique, gériatrie, douleurs. J'espère vous retrouver lors de ce congrès auquel je participe : http://www.geriatrie-albi.fr/prog_cong_ethique_paris2015.pdf

·         La prévention des chutes. Diapositives au format pdf pour exposé devant tout public sur demande à : bpradines@aol.com

·         Bien que les addictions aux opioïdes soient rares chez les personnes âgées, il peut être intéressant d'en mesurer la possibilité dans des cas particuliers; pour cela, un outil a été développé que vous trouvez à l'adresse suivante : http://www.partnersagainstpain.com/printouts/Opioid_Risk_Tool.pdf

Je suis disposé à le traduire sur demande.

·         Vous trouverez, en cliquant sur le lien ci-dessous, le programme de la manifestation de FA 31 du  lundi 21 septembre 2015 à 13 h 30 à Toulouse.

 

http://geriatrie-albi.fr/FA-31_21-09-15.pdf

 

·         Mort indigne ? Conférence à Carmaux (81) le 18 juin 2015.

·         le 28 mai 2015

Encore une étude, ici une revue de la littérature et une métaanalyse, qui remet en cause l’efficacité antalgique du paracétamol. Pour Machado (Machado et al, 2015), le paracétamol s'avère inefficace contre les lombalgies et ne possède qu'un effet modeste à court terme (ente deux semaines et trois mois) à l'égard de l’intensité de la douleur liée à l'arthrose de hanche ou de genou.

 

Source :

 

Machado GC, Maher CG, Ferreira PH, Pinheiro MB, Lin CW, Day RO, McLachlan AJ, Ferreira ML. Efficacy and safety of paracetamol for spinal pain and osteoarthritis: systematic review and meta-analysis of randomised placebo controlled trials. BMJ. 2015 Mar 31;350:h1225.

 

Texte complet à l’adresse :

http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC4381278/pdf/bmj.h1225.pdf

 

·         le 5 mai 2015

Synthèse des enquêtes d’appréciations du congrès du 26 mars 2015 relatif à l'éthique en gériatrie en cliquant sur le lien ci-dessous :

 

http://www.geriatrie-albi.fr/synthese_ethique_geriatrie_26-03-15.pdf 

 

·         le 30 avril 2015

Selon l'ANSM, "l’hydroxyzine n’est pas recommandée chez les sujets âgés. Si toutefois une prescription s’avère nécessaire dans cette population, la dose maximale journalière doit être de 50 mg/j."

Texte complet : http://www.geriatrie-albi.fr/ hydroxyzine_ANSM_30-04-15.pdf

 

·         le 23 avril 2015

§  Lien vers le formulaire CERFA de désignation d'un mandataire de protection future (loi du 5 mars 2007)

§  Lien vers le formulaire de la SFAP de désignation d’une personne de confiance.

§  Lien vers la « petite loi » relative à la fin de vie votée par l’Assemblée Nationale française le 17 mars 2015 en attente de vote par le Sénat.

·         le 15 avril 2015

Café-mémoire le samedi 18 avril 2015 à Albi sur le thème des mesures de protection

·         le 14 avril 2015

Que l'on soit enthousiaste ou parfois réservé, chacun se doit de comprendre la démarche qualifiée d'"Humanitude".

 

Bientôt à Marmande :

§  programme

 

§  bulletin d'inscription

·         le 6 avril 2015

Annonce d'un congrès relatif aux démences et aux douleurs à Paris le 5 juin 2015 :

http://www.geriatrie-albi.fr/Douleurs_demences_Paris_05-06-15.pdf

·         le 1er avril 2015

Paracétamol : prudence.   

Médicament habituel de la douleur légère à modérée, souvent prescrit ainsi que consommé en auto-médication, le paracétamol aurait davantage d’effets secondaires que supposés.

L’attention se porte actuellement sur des effets adverses comparables à celui des AINS :  HTA, cardiopathies ischémiques, accidents vasculaires cérébraux, hémorragies digestives et atteintes rénales.

Des études observationnelles colligées par Roberts (Roberts et al. 2015) attirent l’attention sur des corrélations suspectes. Toutefois, la prudence doit aussi inclure la lecture critique de ces résultats : le paracétamol n’est pas consommé par n’importe quel patient dans n’importe quelle situation. Ainsi, seule une étude éthiquement discutable, comparant en double aveugle des séries homogènes randomisées (tirées au hasard) de patients âgées exposés ou non au paracétamol pourrait emporter une conviction définitive.Mes commentaires : en pratique, il conviendra de vérifier si une prescription ou une auto-médication « oubliée » n’est pas encore à l’œuvre, en particulier après un épisode fébrile. Une prescription plus circonspecte pourra être entreprise quand des pathologies préexistantes attirent l’attention. La coprescription d'AINS doit être connue. Les doses seront les plus basses possibles, la durée la plus courte étant la moins délétère. Enfin, l’efficacité discutable de cette substance dans les lombalgies ou même dans la coxarthrose et la gonarthrose doit interroger le médecin.

Sources :

·        Roberts E, Delgado Nunes V, Buckner S, Latchem S, Constanti M, Miller P, Doherty M, Zhang W, Birrell F, Porcheret M, Dziedzic K, Bernstein I, Wise E, Conaghan PG.
Paracetamol: not as safe as we thought? A systematic literature review of observational studies. Ann Rheum Dis. 2015 Mar 2.
 
·        Williams CM, Maher CG, Latimer J, et al. Efficacy of paracetamol for acute low-back pain: a double-blind, randomised controlled trial. Lancet 2014;384:1586–96.
 
·        Zhang W, Nuki G, Moskowitz RW, et al. OARSI recommendations for the management of hip and knee osteoarthritis: part III: Changes in evidence following systematic cumulative update of research published through January 2009. Osteoarthritis Cartilage 2010;18:476
99.

·         le 21 mars 2015

Ci-dessous la proposition de loi sur la fin de vie qui a été adoptée ce mardi 17 mars 2015 à l'Assemblée nationale, par 436 voix pour, 34 contre et 83 abstentions.

J'ai surligné en jaune les passages nouveaux ou précisés par rapport à la loi du 22 avril 2005 et à ses décrets d'application du 6 février 2006 et du 29 janvier 2010 :

http://www.geriatrie-albi.fr/pion2512surlignee.pdf

·         le 19 mars 2015

La douleur est une préoccupation quotidienne lors des plaies chroniques si fréquentes chez les personnes âgées. Il s'agit de la plus fréquente des situations de douleurs liées aux soins dits "techniques". De plus, l'approche en est trop souvent empirique, parfois seulement argumentée sur la publicité des pansements, fragmentée dans son approche entre aides-soignants, infirmiers et médecins.

 

Parallèlement le vieillissement de la population et l’allongement de la durée de vie contribuent à l’augmentation de la prévalence des plaies aigues et surtout chroniques chez le patient âgé. 

 

La prise en charge des patients porteurs de plaies chroniques est un enjeu à la fois médical, social et économique. 

 

Une approche simplement médicale et/ou chirurgicale des plaies diabétiques, des ulcères de jambes, des escarres et des plaies du sujet âgé ne suffit pas. Une prise en charge globale et multidisciplinaire s’impose.

 

Aussi, je voudrais vous indiquer un congrès prochain à Marseille en avril 2015 dont les intervenants sont des acteurs connus et de terrain :

 

http://www.geriatrie-albi.fr/programme_congres_les_plaies_chroniques.pdf

·         le 17 mars 2015

Editoriaux parus dans AgeVillage en 2015 sur le thème de la dénutrition

Ma grand-mère ne mange plus ! Que faire ? 1ère partie : Comprendre
Ma grand-mère ne mange plus ! Que faire ? 2ème partie : Dénutrition, quelles conséquences ?
Ma grand-mère ne mange plus ! Que faire ? 3ème partie : Quelles attitudes en dehors d’une fin imminente de la vie ?
Ma grand-mère ne mange plus ! Que faire ? 4ème partie : Quelles attitudes lors de la fin imminente de la vie ? 

·         le 23 février 2015 : 

Formation des aides soignantes : http://www.geriatrie-albi.fr/Format_part_Pru00E9pa_concours_AS.pdf

·         le 21 février 2015: nouvelle légère modification de forme du programme du congrès d'éthique en gériatrie du 26 mars 2015 à Toulouse :

http://www.geriatrie-albi.fr/Prog_congres_ethique_en_geriatrie_2015.pdf

·         le 12 février 2015

A Toulouse le 6 mars 2015 : http://www.geriatrie-albi.fr/affichette_RM_mars_2015-1.pdf

·         le 6 février 2015

·  Légères modifications dans le programme du congrès d'éthique en gériatrie du 26 mars 2015 à Toulouse :

http://www.geriatrie-albi.fr/prog_congres_ethique_en_geriatrie_2015_V4.pdf

Bulletin d'inscription :

http://www.geriatrie-albi.fr/bi_congres_ethique_2015.pdf

·         le 31 janvier 2015

Ajout à la page relative aux contentions chez la personne âgée :

Le système SECURIDRAP*

Selon Willery (Willery et al, 2011), ce système n'est pas dénué d'effets indésirables : le patient se trouve en situation de danger menaçant son pronostic vital dans 5 cas sur 60, donnée qui apparait explicitement dans le texte intégral et non dans le résumé publié en ligne.

Source : Willery M, N’Gaido D, Camus F-E, Dujardin S. Le SECURIDRAP® : à propos d’un système de couchage de sécurité innovant pour les patients déments avec troubles du comportement. La Revue de Gériatire. Tome 36, n°3 mars 2011, pp145-52.

·         le 30 janvier 2015

Stratégie de prise en charge en cas de dénutrition protéino-énergétique chez la personne âgée  (HAS 2007)

Stratégie de prise en charge en cas de dénutrition protéino-énergétique chez la personne âgée - Argumentaire (HAS 2007)

 

·         le 20 janvier 2015
Encore une leçon de prudence dans l’interprétation des résultats d’études :

Selon Glover, (Glover et al, 2015), des taux bas de vitamine D (25(OH)D ) sont corrélés chez les personnes âgées et les obèses avec plusieurs  indicateurs de mauvaise santé incluant la douleur chronique.

Les douleurs de gonarthrose deviennent  de plus en plus fréquentes du fait de la prévalence croissante de l’obésité au grand âge. Le mécanisme par lequel des taux adéquats de vitamine D (25(OH)D) sont associés à une moindre sévérité de la douleur de la gonarthrose et à une amélioration fonctionnelle demeurent incomplètement élucidés. Une interférence avec des mécanismes périphériques et centraux de la douleur est suspectée.

Il reste toutefois à exclure une « causalité inverse » : la plus grande sévérité de la douleur peut entraîner une moindre mobilité favorisant l’obésité et de moindres sorties du domicile qui expliqueraient un taux plus bas de vitamine D.

Ainsi, des comparaisons demeurent à étudier entre patients obèses et non obèses souffrant de gonarthrose.

Source :

Glover TL, Goodin BR, King CD, Sibille KT, Herbert MS, Sotolongo AS, Cruz-Almeida Y, Bartley EJ, Bulls HW, Horgas AL, Redden DT, Riley JL 3rd, Staud R, Fessler BJ, Bradley LA, Fillingim RB. A Cross-Sectional Examination of Vitamin D, Obesity, and Measures of Pain and Function in Middle-Aged and Older Adults with Knee Osteoarthritis. Clin J Pain. 2015 Jan 7

·         le 7 janvier 2015

Une équipe de Boston (USA) publie en janvier 2015 les résultats d'une méta-analyse portant sur 33 243 patients  concernant les traitements non chirurgicaux et non physiothérapiques de l'arthrose du genou. Les substances comparées étaient le suivantes : placebo oral,  paracétamol, diclofénac, ibuprofène, naproxène, célécoxib,  corticoïdes intra-articulaires (IA), acide hyaluronique IA et placebo IA.

La douleur, la fonction et l'enraidissement étaient étudiés à trois mois. Pour la douleur, toutes les prescriptions s'avéraient préférables au placebo avec le meilleur effet pour l'acide hyaluronique IA et le moins bon pour le paracétamol.

La fonction était améliorée par toutes les prescriptions par rapport au placebo oral à l'exception des corticoïdes IA. Pour l'enraidissement, pas de différence entre les traitements.

Limitations de l'étude : pas de données à long terme, rapports insuffisant concernant la sécurité, biais possibles et peu de comparaisons entre deux études.

En conclusion, les traitements IA s'avéraient plus efficaces que les AINS, peut-être à cause de l'effet placebo lié aux IA. Tous les traitements à l'exception du paracétamol montraient une amélioration significative par rapport à la situation de départ.

 

Remarques de l’auteur de ce site : le traitement de la gonarthrose et encore loin d’être standardisé ; par exemple, l’efficacité de l’acide hyaluronique IA est discutée. Si le paracétamol représente la première  ligne antalgique du fait de sa relative innocuité, de nombreuses incertitudes demeurent qui amènent à moduler le traitement au cas par cas.

 

Source : Bannuru RR, Schmid CH, Kent DM, Vaysbrot EE, Wong JB, McAlindon TE. Comparative Effectiveness of Pharmacologic Interventions for Knee Osteoarthritis: A Systematic Review and Network Meta-analysis. Ann Intern Med. 2015 Jan 6;162(1):46-54.

·         le 6 janvier 2015

Prochains "cafés-mémoire" organisés par France Alzheimer dans le Tarn :

 

http://www.geriatrie-albi.fr/1_ALBI__17.01.2015.pdf

 

http://www.geriatrie-albi.fr/1_CASTRES___10.01.2015.pdf

·         le 5 janvier 2015

Quels sont les facteurs prédictifs de la douleur persistante (chronique) après prothèse totale du genou ? C’est la question à laquelle a voulu répondre une équipe néo-zélandaise à d’aide d’une revue de la littérature et d’une méta-analyse portant sur près de 30 000 patients.

 

En conclusion, la dramatisation, la santé mentale, la douleur préparatoire du genou et la douleur située dans d’autres localisations sont les plus forts facteurs prédictifs indépendants de douleur persistante après prothèse totale du genou.

 

Source :

Lewis GN, Rice DA, McNair PJ, Kluger M. Predictors of persistent pain after total knee arthroplasty: a systematic review and meta-analysis. Br J Anaesth. 2014 Dec 26.

·         le 4 janvier 2015 : je vous faisais part hier d'une publication américaine de décembre 2014 relative au denosumab. A la suite d'une réponse d’une correspondante (Claude Monthouël-Valère), je tiens à préciser que la publication citée ne concerne que les métastases osseuses et non l'ostéoporose.

 

Par ailleurs, l'ANSM a publié en septembre 2014 de nouvelles informations sur la toxicité de cette substance : http://ansm.sante.fr/content/download/66703/852839/version/2/file/DHPC_140903_Prolia.pdf

 

Enfin, l'HAS a précisé la place de cette molécule en décembre 2011 :

 

Insuffisant

Au regard des thérapies existantes, le service médical rendu par PROLIA est insuffisant dans la perte osseuse associée à un traitement hormono-ablatif chez les hommes atteints de cancer de la prostate.

Important

Le service médical rendu par PROLIA est important dans le traitement de l'ostéoporose post-ménopausique en relais des bisphosphonates.

 

Rappel de mon court résumé envoyé hier :

Les métastases osseuses sont un souci quotidien du fait de leur caractère douloureux. Dans la panoplie antalgique, outre les AINS, les opioïdes, les biphosphonates, la chirurgie et la radiothérapie, il faut désormais compter aussi avec un anticorps monoclonal, le denosumab qui, selon une étude américaine,  pourrait avantageusement être comparé au zalendronate.

 

Source ;

Patrick DL, Cleeland CS, von Moos R, Fallowfield L, Wei R, Öhrling K, Qian Y. Pain outcomes in patients with bone metastases from advanced cancer: assessment and management with bone-targeting agents. Support Care Cancer. 2014 Dec 23.

·         le 27 décembre 2014 :

Le film "Flore" sera projeté le 8 janvier 2015 à Carmaux (Tarn - France)


http://www.geriatrie-albi.fr/Flore_carmaux08-01-15.pdf

Voir les courts commentaires sur le blog "Gérontoliberté" :

http://free.geriatrics.overblog.com/2014/12/il-faut-voir-le-film-flore.html

·         le 21 novembre 2014 :

Prévention de la douleur. Un outil de mesure du risque de fracture à connaître : le FRAX

http://www.shef.ac.uk/FRAX/tool.jsp?country=12

Voir l'annonce :

·         le 18 novembre 2014.

Douleurs et chutes : un lien ?

 

Proposé par Bernard Pradines

 

Je tiens à remercier Barbara Acello, infirmière, qui me fait régulièrement part d’aspects nouveaux et intéressants paraissant surtout aux USA.

 

Patel (Patel et al, 2014) étudie un échantillon de 7 601 personnes âgées de plus de 65 ans aux Etats-Unis, hors maisons de retraites (nursing homes), représentatives de 35,3 millions de personnes bénéficiant de Medicare en 2011.

 

Parmi elles, 53 % décrivent au moins une douleur gênante. La prévalence de chutes  à répétition, définies par l’occurrence d’au moins deux chutes dans une année, était de 19,5 % chez les personnes douloureuses mais seulement de 7,4 % chez celles qui ne déclaraient pas de douleur, soit un ratio de 2,63 (IC 95% = 2,28-3,05).

La prévalence de la peur de tomber limitant l’activité était de 18% en cas de douleur et de 4,4 % sans douleur (IC 95% = 3,24-4,87).

 

Le nombre de sites douloureux interviendrait aussi dans cette association morbide : des problèmes d’équilibre et de coordination limitant l’activité se rencontraient chez 6,6 % des patients non douloureux mais chez 11,6 % avec une localisation douloureuse, 17,7 % avec deux, 25% avec trois et 41,4 % avec quatre ou davantage.

La douleur pourrait favoriser la chute pour des raisons variées : les muscles sont plus faibles du fait de l’inactivité provoquée par la douleur, la marche est altérée, les fonctions cognitives peuvent être compromises par le processus douloureux, les médicaments antalgiques peuvent aussi majorer le risque.

 

Personnellement, j’y ajouterais le risque des séquelles douloureuses de la chute qui crée un cercle vicieux. Les réflexes parachutes, qui permettent de rétablir l’équilibre en cas de danger, peuvent aussi être compromis par la douleur elle-même si elle siège dans des localisations utiles au rétablissement de l’équilibre.  Enfin, il convient de s’interroger sur la coexistence de douleurs et de détériorations des récepteurs articulaires permettant aux centres supérieurs d’intégrer la position du corps dans l’espace.

 

 

Sources :

Patel KV, Phelan EA, Leveille SG, Lamb SE, Missikpode C, Wallace RB, Guralnik , JM, Turk DC. High prevalence of falls, fear of falling, and impaired balance in older adults with pain in the United States: findings from the 2011 national health and aging trends study. J Am Geriatr Soc. 2014 Oct;62(10):1844-52.

 

Tim Mullaney . Older adults with pain fall significantly more often, study finds. November 17, 2014 : http://tinyurl.com/plgx6ac

 

·         le 2 novembre 2014

 

Anesthésie générale et maladie d’Alzheimer : où en sommes-nous en 2014 ?

Comme médecin anesthésiste-réanimateur (avant d’être gériatre), la question me fut souvent posée par les familles de la relation entre l'anesthésie générale (AG) et le déclenchement de la maladie d’Alzheimer (MA).

L’AG serait-elle causale, déclenchante, révélatrice ou aggravante ? La théorie dominante penche pour la participation de l’AG aux deux dernières hypothèses.

En effet, il existe une suspicion, sans preuve, du rôle néfaste de l’anesthésie générale du fait d’une symptomatologie post-opératoire fréquente chez les personnes âgées : états confusionnels, délires, hallucinations, altérations cognitives, aggravation d’une pathologie démentielle. Quant à          eux, les opérateurs peuvent être tentés de répondre sommairement à une famille interrogative que l’intervention s’est bien passée mais que l’anesthésie générale a provoqué ces troubles.

En fait, les résultats des études sont contradictoires, tant il est difficile de faire la part de l’anesthésie générale, de la pathologie causale, du stress, de l’inflammation, de l’hypothermie ou de l’insulinorésistance (Chen et al, 2014) (El Khoury et al, 2014) ou encore simplement de l'hospitalisation.

Toutefois, depuis 2007, une équipe canadienne (Papon et al, 2011) a révélé et progressé dans la compréhension d’un élément spécifique : l’hyperphosphorylation de tau sous l’influence de l’AG ajoutée au principal facteur confondant représenté par l’hypothermie. Les anesthésiques volatils sont particulièrement suspects. Toutefois, ces études instructives n’ont été menées que chez la souris.

Faisant le point des recherches en cours en septembre 2014, Hussain (Hussain et al, 2014) indique qu’une future étude devrait inclure un échantillon suffisant, évaluer la cognition préopératoire, utiliser des tests neuropsychologiques standardisés à la fois pour la série de patients sous AG et pour la série témoin (sans AG), utiliser éventuellement les biomarqueurs et la neuroimagerie pour déterminer la charge amyloïde et les stigmates de la MA.

En somme :

Dans l’attente d’études bien conduites à la lumière des progrès récents en matière de démences, si l’AG est inévitable, elle doit être pratiquée du fait du risque plus important lié à la pathologie en cours. Sinon, le recours à une anesthésie loco-régionale peut être envisagée dans les seules situations qui la permettent, bien que son éventuelle relation avec la MA n’ait pas été explorée. A mon avis, il ne faut pas négliger le stress représenté par le fait d’être conscient sur la table d’opération, surtout chez un patient souffrant de troubles cognitifs. Dans tous les cas, tous les facteurs multiples favorisant un état confusionnel seront recherchés et corrigés.

Chen Y, Run X, Liang Z, Zhao Y, Dai CL, Iqbal K, Liu F, Gong CX. Intranasal insulin prevents anesthesia-induced hyperphosphorylation of tau in 3xTg-AD mice. Front Aging Neurosci. 2014 May 30;6:100. http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC4038959/pdf/fnagi-06-00100.pdf

El Khoury NB, Gratuze M, Papon MA, Bretteville A, Planel E. Insulin dysfunction and Tau pathology. Front Cell Neurosci. 2014 Feb 11;8:22. doi: 10.3389/fncel.2014.00022. eCollection 2014. Review. http://journal.frontiersin.org/Journal/10.3389/fncel.2014.00022/full

 

Hussain M, Berger M, Eckenhoff RG, Seitz DP. General anesthetic and the risk of dementia in elderly patients: current insights. Clin Interv Aging. 2014 Sep 24;9:1619-1628. eCollection 2014. Review. http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC4181446/pdf/cia-9-1619.pdf

 

Papon MA, Whittington RA, El-Khoury NB, Planel E. Alzheimer's disease and anesthesia. Front Neurosci. 2011 Jan 31;4:272. http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC3034231/

 

·          le 29 octobre 2014

Soins palliatifs : Castres le 4 novembre 2014. Affiche 1 et affiche 2.

·         le 29 octobre 2014

Lien vers la page relative aux personnes âgées du conseil général du Tarn :  http://personnes-agees.tarn.fr/

·         Le 22 octobre 2014

Marseille : Douleurs, Souffrances & Démences en gériatrie

Jeudi 27 et Vendredi 28 novembre 2014

programme

et

bulletin d'inscription

·         Le 21 octobre 2014

Voulez-vous encourager l’expression écrite des personnes âgées ?

Pour le savoir, cliquez sur les liens ci-dessous :

http://www.geriatrie-albi.fr/pub_souscription.pdf

et

http://www.geriatrie-albi.fr/Bulletin_de_souscription_.pdf

·         Le 21 octobre 2014

Soins Palliatifs. Programme du 25 novembre 2014 à Paris :

 

ftp://u73209405@geriatrie-albi.com/prog_ins_mail_les_sens_2014.pdf

et inscription :

ftp://u73209405@geriatrie-albi.com/bull_insc_mail_soins_palliatifs_nov_2014.pdf

 

·         Le 20 octobre 2014

Douleur et maladie d'Alzheimer. Toulouse, le 7 novembre 2014.

·         Le 14 octobre 2014 :

Les études concernant les médicaments antalgiques sont effectuées en comparant leurs effets à un placebo réputé neutre. Or, il est admis que le placebo peut posséder  lui-même un effet antalgique par le biais de l’effet placebo.

Sinon, écrit le médecin urgentiste David Newman dans son livre « Hippocrate’Shadow», comment expliquer les faits suivants dans le domaine de la douleur :

·         Le fait de prendre deux comprimés de placebo (par exemple de sucre) soulage davantage la douleur, produit un effet stimulant ou sédatif ou guérit des ulcères gastriques plus rapidement (variable selon les études) que d’en prendre un seul.

·         Les comprimés de placebo comportant un nom commercial sont plus efficaces contre la douleur que la même présentation sans nom commercial.

·         Bien qu’une acupuncture simulée réduise les migraines autant que la vraie acupuncture, les deux réduisent davantage les douleurs migraineuses que l’absence de traitement.

·         Les variations des dosages d’endorphines sont sensibles  à l’effet placebo.

En résumé, l’effet placebo vient troubler la validité des comparaisons nécessaires pour affirmer l’efficacité d’un traitement antalgique. 

Rappel éthique personnel : à mon avis, il convient d’utiliser toujours l’effet placebo, jamais un placebo en pratique clinique sans information et accord du patient.

Source : http://www.nytimes.com/2014/10/14/upshot/placebos-help-just-ask-this-health-economist.html?emc=edit_tnt_20141013&nlid=1675735&tntemail0=y&_r=0&abt=0002&abg=1

·        Le 9 octobre 2014

Dans le cadre des échanges des Espaces Ethiques, nous vous invitons à partager une soirée conférence-débat autour de la thématique suivante :



Le soignant peut-il donner de l’espoir au patient ?


Le dilemme de l’incertitude du pronostic, l'écart entre l'espoir du patient et celui du médecin, entre le soignant tueur ou insuffleur d'espoir etc.

Les interventions seront menées par :


Christian Tannier, Neurologue et Docteur en Philosophie – Coordonnateur du comité d’Ethique du CH Carcassonne.


Dominique Blet responsable Douleur et Soins palliatif – Carcassonne



Le Jeudi 23 octobre 2014 à 20h30  : EHPAD de la Renaudié
rue du Dr Bouyssière
81000 ALBI.

Voir l’affiche de cette rencontre

·        Le 24 septembre 2014. Annonce d’une journée sur l’ergothérapie le 25 octobre 2014 à Albi : http://www.geriatrie-albi.fr/affiche_SNE_Albi.pdf

·        Le 22 septembre 2014. Bulletin d’inscription au congrès sur l’éthique en gériatrie le jeudi 26 mars 2015 à Toulouse :

http://www.geriatrie-albi.fr/bi_congres_ethique_2015.pdf

·        Le 20 septembre 2014. Adresse permanente du programme du congrès sur l’éthique en gériatrie le jeudi 26 mars 2015 à Toulouse :

http://www.geriatrie-albi.fr/Prog_congres_ethique_en_geriatrie_2015.pdf

 


 

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