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Nouveautés sur le site

Dernière mise à jour le 20 septembre 2014 

Les éléments les plus récents apparaissent en premier dans la liste ci-dessous :  

 

·        Le 20 septembre 2014. Adresse permanente du programme du 26 mars 2015 du congrès sur l’éthique en gériatrie le jeudi 26 mars 2015 à Toulouse :

http://www.geriatrie-albi.fr/Prog_congres_ethique_en_geriatrie_2015.pdf

·       le 19 septembre 2014 :

J'ai le plaisir, comme membre du comité scientifique, de vous communiquer ci-jointe la première annonce d'un congrès sur l’éthique en gériatrie le jeudi 26 mars 2015 à Toulouse : http://www.geriatrie-albi.fr/Prog_congres_ethique_en_geriatrie_2015_V3.pdf

·         Le 12 septembre 2014 :

Quel lien entre Alzheimer et benzodiazépines ?

 

Une étude récente publiée dans une revue médicale prestigieuse (voir en référence)  fait état d’un lien entre la maladie d’Alzheimer et la consommation de benzodiazépines lorsque ces substances sont absorbées pendant une durée supérieure à trois mois. 

 

Les benzodiazépines sont des médicaments fréquemment utilisés pour traiter l’anxiété et l’insomnie. L’opinion générale est qu’ils sont trop souvent et trop longtemps prescrits, en particulier  sous  la pression des malades et de leurs familles. Ils font courir des périls. Parmi eux figure le risque accru de chutes, surtout  chez la personne âgée.

 

Le problème est que la notion de lien n’est pas claire pour les média qui diffusent ces résultats et probablement aussi opaque pour un public non averti. En effet, un  lien ne signifie pas qu’il y ait causalité. Pour parler simplement, il n’est pas prouvé que les benzodiazépines entraînent l’apparition d’une maladie d’Alzheimer, même si on constate une coexistence troublante de ces deux données. Cette considération n’empêche pas un titre trop explicite dans une revue professionnelle tel que « Alzheimer : les benzodiazépines pendant plus de 3 mois augmentent le risque ». Une telle affirmation ne devrait voir le jour que si l’on envisageait en double-aveugle, dans deux séries comparables tirées au sort, des patients âgés non-Alzheimer. Aux uns l’administration de benzodiazépines, aux autres non.

 

Comme l’écrivent  les auteurs eux-mêmes quant à l’hypothèse d’une production de la maladie par ces médicaments   :

« En somme, nous ne pouvons pas exclure d’autres hypothèses. Par exemple que l’anxiété et les troubles du sommeil, deux des indications principales des benzodiazépines, puissent être associés avec des lésions précoces de type amyloïde au niveau du cerveau (celles qui sont retrouvées dans la maladie d’Alzheimer, NDLR) et que l’anxiété persistante du milieu de la vie puisse être associée à un risque plus grand de démence chez les personnes âgées. Ainsi, l’utilisation des benzodiazépines pourrait être un marqueur précoce d’une condition associée à un risque accru de démence et non sa cause »

 

Attention donc aux déductions trop rapides susceptibles de donner des faux espoirs dans la lutte contre la terrible maladie.

 

Référence :

http://www.bmj.com/content/349/bmj.g5205

·         Le 11 septembre 2011 

Françoise Laroche publie sur le site rhumato.net  un commentaire de la publication de Klinger (Klinger et al, 2014). Ce dernier  auteur propose, avant de prescrire un médicament (extrait) :

1.      d’insister sur ses effets positifs sans se focaliser sur  les effets indésirables ;

2.      d’expliquer ses effets et ses mécanismes d’action ;

3.      d’installer une relation individuelle plutôt qu’uniquement technique qui se contenterait de transmettre des outils ;

4.      d’expliquer l’évolution dans le temps de l’effet du médicament en évitant les sur-promesses.

Mon commentaire : si l’administration d’un placebo devrait être proscrite, avant tout pour des raisons éthiques, l’utilisation de l’effet placebo est loin d’être optimale dans nos prescriptions et surtout lors de l’administration d’un antalgique.

Trop souvent, la personne âgée ne bénéficie pas d’une information adaptée. Au pire, elle ne sait pas qu’elle reçoit un antalgique alors que ses performances cognitives sont correctes.

 

Source : Klinger R, Colloca L, Bingel U, Flor H. Placebo analgesia: clinical applications. Pain. 2014 Jun;155(6):1055-8.

 

· Le 8 septembre 2014

Journée mondiale des Soins Palliatifs

De RESOPALID 81


Parce que la question de la fin de la vie nous concerne tous, parce que nous voudrions tous pour nous-mêmes, et pour ceux que nous aimons une fin de vie paisible et confortable, la Journée Mondiale des Soins Palliatifs cherche à mobiliser chacun et chacune, sur les cinq continents.


Nous affirmons notre volonté de rendre les soins palliatifs plus accessibles dans notre département du Tarn.


A cette occasion, nous vous proposons une soirée projection débat le 2 octobre 2014 à 20h 30 au IMAGIN’CINEMAS de Gaillac, animée par Mme COTTEREAU, Psychologue au Centre hospitalier d’Albi et le Dr SYLVESTRE, Oncogériatre à la Clinique Claude Bernard.


Cette soirée est organisée conjointement entre les établissements de santé constituant l'Espace Ethique Tarn Nord, l'association des bénévoles ASP Tarn Nord et RESOPALID 81.


Le film documentaire "Le Choix de Michèle" de Francis GROSJEAN parle de « possibles », sans faux-fuyants, sans discours évaporé. Bien au contraire, nous sommes emmenés dans la vraie vie d’une personne qui veut rester maître de sa prise en charge. Nous l’accompagnons dans ses joies, ses espérances, ses derniers défis mais aussi dans ses difficultés physiques et organisationnelles. La dignité se gagne par les forces de vie que délivrent la personne concernée et celles qui acceptent de l’accompagner. Ce film parle d’humanité, ce film parle de la communauté humaine et de ce qu’elle peut réaliser pour célébrer, en pleine dignité, une vie qui s’éteint."


Au coeur du débat actuel sur la fin de vie, l’euthanasie et le développement des soins palliatifs, ce documentaire présente le portrait de Michèle par son frère, réalisateur, qui l’accompagne durant 21 jours jusqu’au bout de sa vie.

· Le 16 août 2014.

Une étude espagnole publiée en 2013 nous renseigne sur les connaissances des infirmiers et aides-soignants sur les contentions physiques dans huit maisons de retraite de leur pays.

Bien que ces professionnels fussent  généralement défavorables à l’utilisation des contentions, ils étaient en faveur de leur emploi pour éviter les chutes. Seuls 32 % d’entre eux pensaient qu’il existe des alternatives aux contentions et 69,1 % ne savaient pas que ces procédures peuvent entrainer la mort du résident. Pour 61,9 % d’entre eux, il n’était pas nécessaire d’obtenir un consentement éclairé de la famille. Moins de la moitié des infirmiers notaient de manière régulière cette mesure dans le dossier du patient. 

 

Fariña-López E, Estévez-Guerra GJ, Núñez González E, Pérez Hernández Dde G, Gandoy Crego M. Actitudes, conocimientos y práctica de los profesionales de enfermería en el uso de restricciones físicas con personas mayores. Rev Esp Geriatr Gerontol. 2013 Sep-Oct;48(5):209-15.

 

·         Le 16 août 2014.

Contention physique troquée contre contention pharmacologique ?

 

Intéressants résultats d’une étude portant sur 809 645 résidents  de maisons de retraite aux USA. Ces personnes, hébergées de 1999 à 2008  souffraient de troubles cognitifs sévères. Heureusement les contentions physiques ont diminué en fréquence entre les deux dates considérées. Toutefois, l’utilisation des antipsychotiques s’est accrue, en particulier dans les établissements où la diminution des contentions physiques avait été rendue publique.

Cette étude a au moins le mérite de montrer le risque de troc de la nature des  contentions : de physiques, elles pourraient  devenir pharmacologiques, au moins si un lien de causalité pouvait  être établi entre l’ablation des unes et la prescription des autres.

 

Source : Konetzka RT, Brauner DJ, Shega J, Werner RM. The effects of public reporting on physical restraints and antipsychotic use in nursing home residents with severe cognitive impairment. J Am Geriatr Soc. 2014 Mar;62(3):454-61.

·         Le 12 août 2014.
Annonce du 5ème colloque aquitain de soins palliatifs et d’accompagnement le 11 octobre 2014 à Agen. J’interviendrai sur le thème suivant: «la triple anticipation» dans l’atelier relatif à la gériatrie.
http://www.geriatrie-albi.fr/Agen_11-10-14.pdf
·         Le 12 août 2014

Douleurs et thérapie assistée par animal : voie féconde ou illusion ?

Depuis quelques années, des publications font état de la diminution de la douleur chez des patients bénéficiant d’une «thérapie assistée par animal». En pratique, il s’agit de la visite de chiens sélectionnés et entraînés pour être dociles, calmes et réconfortants (Jofré, 2005) (Marcus, 2013).
Cette démarche pourrait s’avérer utile pour les douleurs observées au cours de la fibromyalgie (Marcus et al, 2013) ou lors des soins palliatifs (Engelman, 2013). Les douleurs periopératoires pourraient être ainsi allégées (Miller et al, 2000).
Récemment évoquée le 11 août 2014, une étude démontrerait que les douleurs postopératoires après chirurgie prothétique articulaire semblent requérir une moindre dose d’analgésiques dans la série de patients ayant reçu la visite quotidienne d’un chien pendant quinze minutes (http://tinyurl.com/layu2se).
Le mécanisme neurobiologique d’une telle action demeure encore hypothétique (Beetz et al, 2012) impliquant peut-être l’ocytocine. Par contre, il est loisible de supputer une action bénéfique sur le psychisme des opérés.

Références :

Beetz A, Uvnäs-Moberg K, Julius H, Kotrschal K. Psychosocial and psychophysiological effects of human-animal interactions: the possible role of oxytocin. Front Psychol. 2012 Jul 9;3:234.
Engelman SR. Palliative care and use of animal-assisted therapy. Omega (Westport). 2013;67(1-2):63-7.
Jofré M. Visita terapéutica de mascotas en hospitals. Rev. chil. infectol.v.22, n.3, Santiago, sep. 2005.

Marcus DA. The science behind animal-assisted therapy. Curr Pain Headache Rep. 2013 Apr;17(4):322.

Marcus DA, Bernstein CD, Constantin JM, Kunkel FA, Breuer P, Hanlon RB. Impact of animal-assisted therapy for outpatients with fibromyalgia. Pain Med. 2013 Jan;14(1):43-51. http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC3666031/pdf/nihms467179.pdf
Miller J, Ingram L. Perioperative nursing and animal-assisted therapy. AORN J.2000 Sep;72(3):477-83.

·         Le 27 juillet 2014

MAJ n°1 : La lutte contre la toxicomanie aux opioïdes continue aux USA. Un problème qui a pris des proportions inconnues en France.

Par exemple, une nouvelle présentation vient d’être mise au point et commercialisée : elle consiste à combiner de la naloxone dans le même comprimé que l’oxycodone ; toutefois, la naloxone, un puissant antagoniste des opioïdes agonistes, n’est  libérée que lorsque le comprimé est écrasé, inhalé, dissout ou injecté. Ceci limitera le mésusage mais ne peut pas empêcher une consommation orale excessive ou addictive.

Source : FDA Approves Hard-to-Abuse Narcotic Painkiller

http://tinyurl.com/nuavpmt

MAJ n° 2 : Paracétamol et lombalgies aigues : inefficace ?

C’est ce que laissent entendre les résultats d’une étude australienne montant l’absence d’efficacité du paracétamol en termes d’intensité de la douleur ou de retentissement de celle-ci.

Bien qu’une étude isolée menée chez des adultes ne nous incite pas forcément  à changer d’attitude chez la personne âgée, il convient certainement de ne pas trop compter sur cette substance. A noter que cette étude ne concerne pas les lombalgies chroniques qui sont plus fréquentes au grand âge. 

Les autres mesures thérapeutiques doivent toujours être envisagées. A ce propos, voir : http://www.ninds.nih.gov/disorders/backpain/detail_backpain.htm

Source : http://www.nlm.nih.gov/medlineplus/news/fullstory_147473.html

·         Le 12 juillet 2014

Résultats intéressants d’une étude concernant les complications locales redoutées (épanchement péridural) après anesthésie rachidienne (péridurale ou rachianesthésie) pour arthroplastie au niveau des membres inférieurs (hanche et genou) chez des patients le plus souvent âgés. Pumberger (Pumberger et al, 2014) étudient 100.027 patients ayant subi un remplacement prothétique de hanche ou de genou sous ce type d’anesthésie loco-régionale.

Sans surprise, on ne relève aucune complication locale sous rachianesthésie. Par contre, huit patients ont présenté une collection gazeuse ou un hématome sous péridurale. Tous les patients ayant présenté un hématome prenaient une substance médicamenteuse altérant la coagulation : cinq fois un AINS, une fois un antiagrégant et une fois un antidépresseur.

Source : Pumberger M, Memtsoudis SG, Stundner O, Herzog R, Boettner F, Gausden E, Hughes AP. An analysis of the safety of epidural and spinal neuraxial anesthesia in more than 100,000 consecutive major lower extremity joint replacements. Reg Anesth Pain Med. 2013 Nov-Dec;38(6):515-9. 

·         Le 28 juin 2014, mise à jour :

Médicaments écrasables

Selon Thériaque après inscription sur Voir après inscription sur Thériaque : http://www.theriaque.org/, suivre la procédure suivante pour rechercher les médicaments non broyables (Source RCP) :

o   Page d'Accueil -> Rubrique Recherche avancée”

o   Etape 1 : Sélectionner dans le menu déroulant le critère Complément de forme pharmaceutique”.

o   Etape 2 : Dans le champ de recherche taper NE PAS CROQUER NI ECRASER” ou les 3 premières lettres.

o   Etape 3 : Cliquer sur Rechercher pour obtenir votre résultat.

Médicaments écrasables et administrables par sonde selon le CHS de la Sarthe : http://www.geriatrie-albi.fr/medicaments_ecrasables_V_VAILLAND.pdf

Selon les Hôpitaux Universitaires de Genève (page mise à jour récemment) : http://pharmacie.hug-ge.ch/infomedic/utilismedic/tab_couper_ecraser.pdf.

Les médicaments utilisables par sonde selon la pharmacie de l'hôpital local de Lunel (France) en 1999 : http://www.adiph.org/documents-de-travail/medicaments/le-medicament-en-pratique/liste-des-medicaments-administrables-par-sonde/finishdown

Le 16 juin 2014. Annonce d’une journée relative au maintien à domicile le 9 septembre 2014 dans la Drôme (France).

Le 15 juin 2014. Colloque relatif aux limites en soins palliatifs le 25 novembre 2014 à Paris. http://www.geriatrie-albi.fr/prog_ins_mail_les_sens_2014.pdf

Le 8 juin 2014. Ajout. Des sites professionnels relatifs à la gérontologie : CEFAMA (Centre d'Étude et de Formation sur l'Accompagnement des Malades).

Le 7 juin 2014. Pour ceux d'entre nous qui veulent en savoir davantage sur la situation sanitaire et sociale des personnes âgées actuelles et futures dans notre pays, un ouvrage publié en avril 2014 par un confrère pourtant peu "extrémiste" : http://livre.fnac.com/a6719351/Sauveur-Boukris-Demain-vieux-pauvres-et-malades 

Le 7 juin 2014. Conférence le 19 juin 2014  Toulouse par ALMA.

Le 3 juin 2014. Néfopam oral ?

 Christophe Mallet et Alain Eschalier  écrivent dans l'ouvrage paru chez Arnette en 2009 sous la direction de Louis Brasseur, Didier Bouhassira et Marcel Chauvin (Douleurs : physiologie, physiopathologie et pharmacologie).

"Produit présenté en solution injectable et préconisé pour une administration intramusculaire ou intraveineuse, le néfopam est quelquefois administré par voie orale (Tmax = 2-3 heures). Il a alors une faible biodisponibilité, d'environ 36 % limitée par un effet de premier passage hépatique. La liaison aux protéines plasmatiques est voisine de 75 %."

Reste à savoir si cette pratique doit être déconseillée du fait qu'elle n'est pas "préconisée" ou pour d'autres raisons.

Le 1er juin 2014. Fabrice Gzil, La maladie du temps. Sur la maladie d'Alzheimer. Collection « question de soin ». PUF, 2014. http://livre.fnac.com/a6717069/Fabrice-Gzil-La-maladie-du-temps-sur-la-maladie-d-Alzheimer.

Le 29 mai 2014. Appel à publication en direction des psychologues, en particulier ceux qui travaillent en EHPAD, pour participer à un dossier. http://www.geriatrie-albi.fr/Appel_a_contributions_P&P.pdf

Le 28 mai 2014. Réunion publique mensuelle de France Alzheimer 31 autour du thème de la sophrologie le 20 juin 2014.

Le 15 mai 2014.

Djerada et al (Djerada et al, 2013) étudient les effets secondaires du néfopam (en France : ACUPAN*) administré en phase post-opératoire  chez 48 personnes âgées de 65 à 99 ans présentant ou non une altération de la fonction rénale. La dose, classique, est de 20 mg par voie intraveineuse administrée en perfusion sur une durée de 30 minutes.  L'AMM française précise (ampliation du 8 mars 2010) : "ce médicament doit être administré en perfusion IV lente sur plus de 15 minutes, le patient étant en décubitus, afin d'éviter la survenue d'effets indésirables (nausées, vertiges, sueurs)".

Les auteurs relèvent que la tachycardie et les effets digestifs (nausées et vomissements post-opératoires) sont en relation positive avec la rapidité d’augmentation des taux sériques de néfopam. Aussi, dans le but de limiter les effets secondaires et de permettre une épargne opioïde, les auteurs recommandent une administration sur une durée minimale de 45 minutes chez la personne âgée, quelle que soit la condition rénale du patient.

 

Source : Djerada Z, Fournet-Fayard A, Gozalo C, Lelarge C, Lamiable D, Millart H, Malinovsky JM. Population pharmacokinetics of nefopam in elderly, with or without renal impairment, and its link to treatment response. Br J Clin Pharmacol. 2013 Nov 20. 

Le 14 mai 2014. Douleur, industrie pharmaceutique, addiction et opioïdes.

 

Si l’on en croit le New York Times du 13 mai 2014, les compagnies pharmaceutiques américaines ont dépensé des milliards de dollars au cours des dix dernières années pour des litiges concernant leur action auprès des médecins afin de leur faire prescrire des substances en dehors des indications reconnues par la FDA. Un exemple en est  l’explosion des ventes d’une présentation de fentanyl sublingual, le SUBSYS*.  Selon les dispositions de la FDA, les industriels doivent réserver la prescription aux utilisations prévues, ce qui ne semble pas être le cas pour la compagnie qui commercialise le SUBSYS*.

 

En effet, la FDA n’a donné son autorisation que pour des patients cancéreux utilisant déjà un traitement de fond par les opioïdes. Par ailleurs, la FDA recommande la limitation de la prescription aux seuls oncologues et spécialistes de la douleur. A noter que la prescription des médecins demeure un choix libre relevant de l’opportunité de celle-ci (nous dirions en France : « hors AMM »).

 

Loin d’être cantonnée aux spécialistes prévus, la prescription de cet opioïde incriminé a été effectuée pour moitié par des médecins généralistes, des neurologues, voire des dentistes et des podologues.

 

Au-delà des considérations commerciales, un débat a resurgi sur la pertinence de réserver cet opioïde aux patients cancéreux. A ceux qui avancent le risque d’addiction lié à la trop grande diffusion de substances opioïdes chez des patients qui ne sont pas en fin de vie, d’autres arguments opposent que le cancer n’est pas la seule pathologie douloureuse et que « la douleur est la douleur ».

 

Commentaire de l’auteur de ce site : la morphine fut longtemps réservée aux mourants puis aux cancéreux avant de devenir un médicament utilisé dans la douleur chronique non-cancéreuse. Même si cette dernière condition exige une prescription méthodique et que l’utilisation trop large et trop prolongée de la morphine est actuellement remise en cause, ne peut-on pas s’interroger sur des situations non-cancéreuses de fin de vie où les douleurs incidentes pourraient être soulagées par du fentanyl sublingual ou nasal ?

 

Source :

http://tinyurl.com/Subsys-Rx-doubts

 

Le 11 mai 2014. Un sujet d'actualité : les traitements en fin de vie.

 

http://www.geriatrie-albi.fr/LATA_22-05-14.pdf

 

Le 11 mai 2014. Mise à jour des activités de l’auteur :

Zadem A, Pradines B. Poster présenté au 10 ème congrès international francophone de gériatrie et de gérontologie. Liège (Belgique) du 14 au 16 mai 2014. « Démences : en Algérie aussi ».

Le 9 mai 2014. Mise à jour des activités de l’auteur :

- Pradines B. Atelier relatif aux démences et au consentement dans le cadre de la Journée G.M.R.S.P. le 17/04/2013 à Perpignan : « Le consentement en soins palliatifs ».

 

- Ricot J, frère Patrice, Pradines B. Jusqu’au bout de la vie : « Regards croisés et témoignages ». Saint-Gaudens le 6 mai 2014. Parc des Expositions à l’initiative de  l’association « Accompagner en Comminges ».

 

Le 4 mai 2014.

Nous, soignants, attacherions-nous davantage d’importance à  l’altération fonctionnelle plutôt qu’aux scores de douleur côtés par le patient ? 

 

C’est ce que nous suggère une publication issue d’un département britannique de médecine palliative sous le titre : « nous parlons tous d’elle [la douleur] comme si nous pensions à de la même chose.  Les objectifs des professionnels de santé dans la prise en charge de la douleur liée au cancer avancé : une étude qualitative ».

 

Commentaire personnel : cette conclusion rejoint mon expérience clinique. La douleur est souvent jugée sur son retentissement sur les capacités fonctionnelles du patient, davantage que sur la parole de ce dernier.

 

Source : Rebecca B, Jane G, Karen F, Colette R. "We all talk about it as though we're thinking about the same thing." Healthcare professionals' goals in the management of pain due to advanced cancer: a qualitative study. Support Care Cancer. 2014 Mar 15.

Le 2 mai 2014 :

Les directives anticipées de Christophe Pacific, cadre supérieur de santé et docteur en philosophie :

 

http://www.infirmiers.com/profession-infirmiere/ethique-et-soins/parce-que-pas-intention-louper-ma-sortie.html

 

L'auteur : http://www.editions-harmattan.fr/index.asp?navig=auteurs&obj=artiste&no=21392

 

Le 1er mai 2014

Le 20 mai 2014 à Paris, journée sur la fragilité : programme et inscription.

Le 22 avril 2014.

L’abus des antalgiques et analgésiques atteint une proportion épidémique aux USA.

Près de la moitié des 38 329 décès imputables à une overdose concernent des substances telles que l’hydrocodone (non commercialisée en France) et l’oxycodone d’après le CDC.

Ces opioïdes tuent désormais davantage d’adultes que l’héroïne et la cocaïne réunies, envoyant 420 000 américains chaque année aux Urgences.

Commentaires : les USA sont souvent nos précurseurs.

Source: http://tinyurl.com/lsd3hc4

Le 20 avril 2014. Classiquement, une intervention chirurgicale chez la personne âgée est souvent accusée d’altérer ses fonctions cognitives. L’anesthésie générale a été rendue le principal responsable de cette altération malgré de nombreuses études nuançant ce propos.

Nadelson (Nadelson et al, 2014) suggère que la plupart des patients retrouvent leurs performances cognitives dans les trois mois post-opératoires. Certains voient même ces fonctions s’améliorer.  Ainsi, cet auteur se penche sur la littérature dans ce domaine. Il propose que les déterminants les plus importants de la « trajectoire cognitive »  sont : la « trajectoire cognitive » préopératoire, la réussite de l’intervention chirurgicale ainsi que les événements survenant dans la période péri-opératoire. Des complications, une persistance de l’inflammation ainsi qu’une douleur chronique sont probablement des facteurs de risque modifiables à l’origine du déclin cognitif postopératoire. Quand la chirurgie est réussie avec peu de perturbations physiologiques péri-opératoires, les patients âgés peuvent espérer retrouver leurs fonctions cognitives antérieures. Mieux, quand la chirurgie soulage les symptômes et améliore la qualité de vie, l’amélioration des fonctions cognitives est possible et représente un objectif possible et envisageable.

 

Source : Nadelson MR, Sanders RD, Avidan MS. Perioperative cognitive trajectory in adults. Br J Anaesth. 2014 Mar;112(3):440-51. doi: 10.1093/bja/aet420. Epub 2014  Jan 2. Review.

 

Le 19 avril 2014. Colloque le 6 mai 2014 près de Saint-Gaudens sur le thème : « jusqu’au bout de la vie ».

le 14 avril 2014. Consommation d’opioïdes : un mauvais indice de l’épidémiologie des douleurs non cancéreuses. Si l’on en croit les résultats de l’étude norvégienne publiée par Fredheim  (Fredheim  et al, 2014) à partir de l’observation de 14 477 patients souffrant de ce type de douleurs, la plupart des personnes souffrant de douleurs qualifiées de « fortes ou très fortes » ne consommaient pas d’opioïde. Inversement, la grande majorité de ceux qui utilisaient un opioïde au long cours ont rapporté une douleur « forte ou très forte » en dépit du traitement.

 

Source : Fredheim OM, Mahic M, Skurtveit S, Dale O, Romundstad P, Borchgrevink PC. Chronic pain and use of opioids: A population-based pharmacoepidemiological study from the Norwegian prescription database and the Nord-Trøndelag health study.Pain. 2014 Mar 15. pii: S0304-3959(14)00121-3. 

·         le 2 avril 2014. Mon confrère Louis Gonzalez écrit :

 

Quand la maladie d’Alzheimer frappe, c’est toujours un groupe qui écope : le malade, dont les liens intrapsychiques se distendent et le plongent dans le désarroi. Mais aussi les liens avec l’entourage qui aime et compatit, c’est-à-dire qui souffre avec… qui donne beaucoup, qui s’épuise, qui lui aussi est dans le désarroi…

Les soignants qui savent, mais pas tout, et qui doivent ré-inventer tous les jours un art difficile : que dire ? Que faire ? Comment s’y prendre avec ce malade et son entourage ? Le désarroi les guette, eux aussi…

 

Parmi les réponses proposées à l’unanimité, il y a l’aménagement des temps de pause qui autorisent de rassembler ce que le désordre de la maladie éparpille. L’accueil de jour est la matérialisation de ces temps de pause. Bien entendu, il permet le répit, l’occasion de « souffler » comme l’on dit, de faire des courses, de vaquer à de nécessaires occupations personnelles, sans pouvoir oublier la préoccupation, permanente pour celui ou celle que l’on aime et que l’on veut tant accompagner.

Mais surtout, l’accueil de jour a une vocation thérapeutique car ces temps de pause sont mis à profit pour proposer au malade un élargissement de ses contacts sociaux, des activités, un suivi psychologique dans certains cas. L’aidant pourra bénéficier dans le même intervalle de temps d’une consultation d’aide aux aidants, par exemple.

Encore faut-il que l’accueil de jour collabore avec d’autres structures, idéalement dans le cadre d’une plateforme de répit.

Nous vous proposons d’aborder tous ces aspects au cours d’un colloque le 3 Juin à Lyon, dont le titre résume le contenu : 

 

Répit et thérapeutique sont indissociables.

 

Dr Louis Gonzalez

 

Directeur médical, Hôpital de Fourvière

 

Vous trouverez les références de ce colloque aux adresses suivantes :

 

http://www.geriatrie-albi.fr/derniere_Plaquette_COLLOQUE_3_JUIN_2014.pdf

et

http://www.geriatrie-albi.fr/ACCES_A_LA_CONFERENCE03-06-14.pdf

·         le 29 mars 2014. Lien vers le texte du cours relatif à la fin de la vie en institution, le 28 mars 2014, pour la Capacité de Gériatrie à Toulouse.

·         le 27 mars 2014.

La fin de la vie des personnes souffrant de démences continue à faire l’objet d’études et de publications.

Des auteurs espagnols (Bajo Peñas et al, 2013) rapportent les caractéristiques trouvées chez 81 patients décédés dans une unité de Psychogériatrie à Barcelone. 

Dans 74,1 % des cas, le décès résultait d’un événement déclenchant que l’on pourrait qualifier aussi de facteur précipitant ou facteur de décompensation. Le plus fréquent d’entre eux était représenté par une infection respiratoire. Dans 17, 3 % des cas, la mort résultait d’un déclin progressif sans facteur précipitant apparent. Dans 8,6 % des cas, une sédation est  apparue nécessaire du fait de symptômes mal contrôlés.

 

Source : Bajo Peñas L, Espaulella Panicot J, Dalmau Paniagua N, Barneto Soto M, Altimiras Roset J. Análisis de las defunciones de pacientes con demencia ingresados en una unidad de psicogeriatría. Rev Esp Geriatr Gerontol. 2013 Mar-Apr;48(2):69-71.

le 24 mars 2014. Lettre 118 de janvier 2014 de l'association Roger Garin.

·         le 19 mars 2014. Deux colloques :

 

Douleurs, souffrances et démences en gériatrie à Montpellier les 5 et 6 juin 2014

et 

Douleurs et démences à Paris le 6 juin 2014 auquel je participe.

·         le 7 mars 2014. Fragilité et Prévention de la dépendance du sujet âgé. Marseille, 3 et 4 avril 2014.


 

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