Nouveautés sur le site

Dernière mise à jour le 6 mai 2013

Les éléments les plus récents apparaissent en premier dans la liste ci-dessous :  

 

Source : Katan M, Moon YP, Paik MC, Sacco RL, Wright CB, Elkind MS. Infectious burden and cognitive function: The Northern Manhattan Study. Neurology. 2013 Mar 26;80(13):1209-15.

 

Son objectif est de procurer aux médecins de famille un guide spécifique de prescription à partir des recommandations canadiennes relatives à l’utilisation des opioïdes dans les douleurs chroniques non-cancéreuses.

Source : Kahan M, Wilson L, Mailis-Gagnon A, Srivastava A; National Opioid Use Guideline Group. Canadian guideline for safe and effective use of opioids for chronic noncancer pain: clinical summary for family physicians. Part 2: special populations. Can Fam Physician. 2011 Nov;57(11):1269-76

Par rapport à l'analgésie idéale, le MEOPA présente des qualités indéniables : délai d'action court de l'ordre de 3 à 5 minutes, réversibilité rapide dans le même temps, anxiolyse, effets indésirables acceptables.

.....

Complications neurologiques du MEOPA utilisé de manière illicite : (Wu et al. 2007, Lin et al. 2011)

....

Parmi les effets secondaires à connaître en gériatrie, la possibilité d'altération définitive de la vision doit être évoquée chez tout patient ayant reçu un gaz pour chirurgie ophtalmologique depuis moins de 3 mois. Le risque est grand, en effet, de voir les bulles censées stabiliser la rétine devenir compressives sur la rétine et le nerf optique du fait de la diffusion du protoxyde d'azote dans ces cavités déjà formées (Fu et al. 2002, Kodjikian et al. 2003, Lee 2004, Silvanus et al. 2008, Lockwood et al. 2008).

Rappel : les références se trouvent à la page http://geriatrie-albi.com/Douleurbibliographie.htm

Lecture critique de l’article suivant :

Lucie TREMBLAY NGUYEN, Sophie NOUBLANCHE, Jean BARRE, Hanane BESSELIEVRE, Maryvonne BORE, Corinne CAUCHY-BOUSSAND, Corinne BRUHAT, Raphaëlle HUREAUX, Cécile MARTEAU, Jean-Baptiste MOUZET, Marie-Pierre OMBREDANE, Anne-Caroline PICHEREAU, Aude PIGNON.  Prise en charge des personnes âgées douloureuses. La Revue de Gériatrie. 2012;37:173-183.

 L’EVS proposée par les auteurs est la suivante : douleur absente, faible, modérée, forte, très forte.

Pour notre part, nous avons conseillé les mots qui nous semblent empiriquement les mieux compris : pas de douleur, légère, moyenne, forte, très forte à compléter par la notion de supportable ou d’insupportable.

L’EVS étant l’outil le plus adéquat quand il est réalisable, une étude future demeure indispensable pour déterminer les mots français les mieux compris par les personnes âgées, en particulier par celles qui souffrent de troubles cognitifs.

Les auteurs font remarquer que les formes effervescentes de paracétamol constituent un apport non négligeable de sodium. En effet, si l’on consulte la monographie suivante : PARACETAMOL ARROW 1 G, COMPRIME EFFERVESCENT SECABLE, on constate qu’un comprimé contient 394 mg de sodium (source : Thériaque le 14 avril 2012).

Accès douloureux paroxystiques et cancers : quatre formes galéniques de fentanyl sont désormais disponibles. Pour Tremblay Nguyen (Tremblay Nguyen  et al, 2012) aucun médicament n’aurait démontré d’avantage clinique par rapport aux autres.

Par ailleurs, les auteurs soulignent qu’il n’existe pas de faible dosage de l’oxycodone LI : 5 mg équivalent en effet à 10 mg de morphine. Ainsi, la titration initiale ne doit pas être réalisée à l’aide d’oxycodone.

Enfin ils rappellent que les injections, les ponctions veineuses itératives et même les prises de tension peuvent devenir insupportables sur la durée. Ce rappel est d’autant plus important que les ponctions et injections ne sont pas toujours pratiquées sous crème anesthésique et que bien des prises non invasives de la pression artérielle sont effectuées à titre systématique.

                http://www.petitionenligne.fr/petition/contre-les-suppressions-de-lits-de-long-sejour-au-centre-hospitalier-d-albi-et-la-reduction-de-l-offre-de-soins/2305#signnow

Enseignement

Exposé du 2 mars 2012 pour la Capacité de Gérontologie à Toulouse sur le thème de la fin de la vie en institution :

texte de base

diapositives

format pdf

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http://www.geriatrie-albi.fr/Merle-Beral2012.jpg

http://www.agevillagepro.com/actualite-7771-1-reforme-atrophie-des-soins-de-longue-duree-en-france-expliquee-aux-nuls.html

http://www.dailymotion.com/video/xo3yv5_il-fait-si-bon-vieillir_webcam

Les relations étroites entre anxiété et douleur trouvent une explication physiopathologique dans le schéma de Benedetti (Benedetti et al, 2006).

L’attente d’hyperalgésie augmente le niveau d’anxiété chez le patient, ce qui entraîne une augmentation de la perception de la douleur et la libération d’hormones de stress. Le médiateur entre anxiété et douleur serait représenté par la CCK (cholécystokinine) : voir le schéma de la page 12020 de la publication intégrale de Benedetti.

 

Commentaires de l’auteur du site : lors des soins douloureux, les explications, la réassurance verbale, une bonne installation et l’ambiance calme autour du patient doivent parfois être complétées par  l’administration d’anxiolytiques. Certes, la potentialisation entre benzodiazépines et morphiniques nécessite une bonne connaissance des effets secondaires et une étroite surveillance du malade. Toutefois le schéma de Benedetti vient à l’appui  de l’expérience clinique : souvent, une bonne analgésie ne peut être obtenue que par une analgésie balancée entre anxiolytiques à faible doses et antalgiques. A ce titre, le MEOPA fournit un autre exemple du fait de son faible effet antalgique et de son potentiel sédatif.

Sources :

Benedetti F, Amanzio M, Vighetti S, Asteggiano G. The biochemical and neuroendocrine bases of the hyperalgesic nocebo effect. J Neurosci. 2006 Nov 15;26(46):12014-22.

 

Attal  N. Neuroanatomie fonctionnelle de l’effet placebo in Douleurs : physiologie, physiopathologie et pharmacologie. Arnette, 2009.

D’après Carr (Carr et al, 2011), il conviendrait de distinguer les sujets âgés aptes à la conduite automobile et ceux qui ne devraient plus s'y adonner. Pour cela, trois tests de dépistage seraient utiles :

Ø      un test informel en huit items pour différencier le vieillissement normal et une démence (Eight-item Informant Interview to Differentiate Aging and Dementia)

Ø      le test de l’horloge

Ø      un labyrinthe (test du labyrinthe de Snellgrove à réaliser en moins de 60 secondes : cliquer ci-dessous)  ou encore un Trail Making Test A.

 

Commentaires de l’auteur du site : il s’agit ici uniquement de recherche et non  de protocoles bien établis. Toutefois, l’évolution du nombre de personnes âgées concomitante de celle des conducteurs, conjuguées avec l’absence de dépistage de conducteurs dangereux en France, devrait obliger, loin de toute autre considération, à une meilleure prise en compte de ces situations.

 

Sources :

 

Carr DB, Barco PP, Wallendorf MJ, Snellgrove CA, Ott BR. Predicting road test performance in drivers with dementia. J Am Geriatr Soc. 2011 Nov;59(11):2112-7.

 

http://tinyurl.com/6qkreor

 

 l

 

 - Pradines B. participation à la formation des pharmaciens d'officine à l'approche de la maladie d'Alzheimer le 20 octobre 2011 au Mans (France) dans le cadre de France Alzheimer et Alphega - Alliance Healthcare.

 

- Pradines B.  Eléments de prise en charge médicamenteuse de la douleur des personnes âgées : présentation à Arcachon le 2 juillet 2011 devant des médecins généralistes à l'invitation du laboratoire Mundipharma (Monsieur Eric Foret).

 

- Pradines B. Vieillissement, perte d’autonomie, dépendance. Formation d'évaluatrices pour l'aide à domicile. MSA de Montauban, le 4 octobre 2011.

 

- Pradines B. Vieillissement normal et pathologique. Participation à la formation des personnels du centre hospitalier de Rodez dans le cadre d'AMS depuis le 18 octobre 2011.

 

 

En matière de douleurs chez la personne âgée, il est souvent difficile de distinguer :

-          d’une part la fréquente dépression dite masquée avec plaintes douloureuses somatiques, d’autre part les conséquences dépressives d’une douleur d’origine organique.

-          d’un côté des troubles anxieux, voire hypocondriaques, de l’autre une pathologie organique parfois noyée dans la multitude des plaintes.

J’ai déjà eu l’occasion d’écrire que la pratique clinique m’a amené à remettre en cause la notion de douleur psychogène. En effet, les points d’appel douloureux ne manquent pas chez la personne âgée en soins de longue durée et nul n’est besoin d’en avancer de nouveaux. De plus, il me semble qu’une telle étiquette fait courir le risque d’une analyse superficielle de la souffrance toujours globale, à la fois somatique et psychique.

 

 Association Tarnaise de Gérontologie

Bureau le 25 novembre 2010

 3.2.5 - Après le retrait du dextropropoxyphène, la Société Française de Rhumatologie, l'AFSSAPS et la SFETD ont émis les recommandations suivantes dont la dernière mise à jour a été effectuée en mai 2011.

10.4) Le test thérapeutique utilisant des antalgiques

Ce test est parfois utilisé pour mettre en évidence une douleur quand toutes les autres possibilités d'évaluation sont demeurées vaines chez un patient incapable de s'exprimer.

Les deux principaux reproches qui peuvent être adressés au test thérapeutique sont les suivantes : en cas d'échec, si le paracétamol est utilisé seul, il est toujours possible d'invoquer une insuffisance d'efficacité du traitement. Dans le cas de l'utilisation d'un opioïde, l'effet sédatif de ce dernier peut en imposer pour un soulagement de la douleur.

Interview pour le mensuel Alliance+contact à propos d'une nouvelle FCC pour les pharmaciens : la prise en charge de la maladie d'Alzheimer. Juin 2011, n° 186, p 16.

La lidocaïne peut être administrée sous la forme d'emplâtres de de VERSATIS 5 % sur la zone douloureuse une fois par jour, pendant une période maximale de 12 heures par 24 heures (banque Claude Bernard). Au total, on ne doit pas dépasser l'application de trois emplâtres au maximum en même temps. L'emplâtre doit être appliqué tel quel, sur une peau sèche et non irritée (après cicatrisation des vésicules de zona). L'emplâtre ne doit pas être appliqué plus de 12 heures. Il est nécessaire de respecter un intervalle de 12 heures avant l'application de l'emplâtre suivant.

A propos de l'hyperalgésie paradoxale sous opioïdes, Richebé (Richebé et al, 2006), citant Simonnet (Simonnet et al, 2003) propose une représentation schématique de l'hypothèse selon laquelle les substances opioïdes seraient capables d'activer non seulement des systèmes inhibiteurs de la nociception (analgésie), mais aussi des systèmes facilitateurs de la nociception (hyperalgésie, allodynie) via la mise en jeu des récepteurs NMDA. L'effet analgésique d'une première administration d'une substance opioïde serait la résultante du fonctionnement de ces deux systèmes opposés.

Commentaires : ce schéma a le mérite d'expliquer le mécanisme d'action de la kétamine dans les situations d'hyperalgésie. Le protoxyde d'azote verrait ainsi expliquée son action analgésique double, par activation des systèmes inhibiteurs et par blocage des récepteurs NMDA.

L’oxycodone est présentée sous la forme d’OXYNORM* (gélules per os ou ampoules injectables). L’analogie des noms de cette présentation à libération immédiate et de celle la présentation injectable, toutes deux dénommées OXYNORM* peut être une source de confusion. Le risque est d’abord celui d’un doublement involontaire des doses si la prescription de la voie orale est interprétée par erreur comme une injection si le prescripteur ne précise pas la voie d’administration souhaitée. Il est donc prudent de ne prescrire que l'OXYNORMORO* (comprimés orodispersibles) ou encore l'OXYCONTIN LP* à libération modifiée pour l'administration d'une présentation orale

Cookies : il est possible de les garder ou de les effacer avec un outil tel que CCleaner.

 

- les propositions gouvernementales

 

- les solutions alternatives avancées par l’intersyndicale

 

 le mardi 22 mars 2011 à 14 h 30 à ALBI  à la maison de quartier de Cantepau, rue Mirabeau.

Du fait de la grande prévalence des douleurs et de la dépression en institution et surtout des interférences entre ces deux pathologies, il m'a semblé utile de communiquer l'échelle EDDI (échelle de dépistage de la dépression en institution) proposée par le Professeur Clément (Limoges).

 

Le score-seuil est de 6 (sensibilité de 85 %).

Klit (Klit et al, 2011), publient une étude danoise menée entre mars 2004 et février 2005 dans une population de 964 patients après accident vasculaire cérébral. Parmi eux, 51 souffraient de douleurs centrales. La prévalence des douleurs centrales certaines ou probables était de 7,3 % et celle des dysesthésies ou des douleurs évocatrices de douleur centrale était de 8,6 %. L'hyperalgésie à la piqûre d'aiguille était présente dans 57 % des cas chez les patients douloureux, l'allodynie au froid dans 40 % des cas et la dysesthésie provoquée par une brosse chez 51 % des patients.
Source :
Klit H, Finnerup NB, Andersen G, Jensen TS. Central poststroke pain: A population-based study. Pain. 2011 Jan 25.

Selon Wylde (Wylde et al, 2011), la prévalence des douleurs postopératoires trois à quatre ans après prothèse totale de hanche  (662 patients) était de 27 % (douleurs sévères : 6 %, douleurs neuropathiques : 1 %) et de 44 % (douleurs sévères : 15 %, douleurs neuropathiques : 6 %) après prothèse totale de genou (632 patients). Une dépression majeure et le nombre des autres sites douloureux étaient des facteurs significatifs indépendants de la persistance de la douleur postopératoire. Les auteurs formulent l’hypothèse d’une vulnérabilité à la douleur à l’origine de la multiplicité des sites algiques.

 

Membres du Conseil d’Administration sans être membre du bureau :

Madame Michèle BAYSSE, anciennement membre d’une famille de résident

Madame Anne BRUNET-GARIN

Monsieur Christian BRUNET

 

Salle des Fêtes , Chemin de l'Eglise  lieu dit "SAINT HILAIRE" 82 MONTAUBAN - Direction LA FRANCAISE, VILLEMADE -

Mise à jour du bureau et du CA de l'assocation Roger Garin après l'AG du 1er octobre 2010

La sténose du canal lombaire (ou canal lombaire rétréci) est un diagnostic fréquent chez la personne âgée. Son incidence augmente chez les personnes de plus de 70 ans. Suri (Suri et al, 2010) fait état de quatre études ayant concerné 741 patients entre 1966 et 2010. Les études incluses dans cette métaanalyse ont été retenues pour leurs références aux standards et aux confirmations radiologiques ou anatomiques.

 

Les symptômes les plus utiles pour le diagnostic sont l'absence de douleur en position assise, l'amélioration des symptômes en position penchée en avant, la présence d'une douleur bilatérale des membres inférieurs ou des fesses et la claudication neurologique (ou neurogène). Un élargissement du polygone de sustentation lors de la marche et un test de Romberg positif accroissent la probabilité du diagnostic alors que l'absence de claudication intermittente neurologique la diminue.

Source :
Suri P, Rainville J, Kalichman L, Katz JN. Does this older adult with lower extremity pain have the clinical syndrome of lumbar spinal stenosis? JAMA. 2010 Dec 15;304(23):2628-36. Review.

 

Affiche : http://www.geriatrie-albi.fr/affichelesyeuxouverts.pdf  (Téléchargement long)

 

Le syndrome sérotoninergique (SS) : un ennemi sournois qui doit être reconnu du fait de sa gravité et de son potentiel déclenchement par des médicaments utilisés fréquemment en gériatrie, seuls ou en association, à visée antalgique ou antidépressive.

Médicaments les plus suspects en gériatrie :

tramadol

IRSS

IRSNA

ADT

IMAO

mirtazapine

Le SS se manifeste par la triade :

- modification de l’état mental : anxiété, agitation.

- hyperactivité végétative : tachycardie, frissons, hypersudation, mydriase, dysrégulation de la pression artérielle, borborygmes, diarrhée.

- anomalies neuromusculaires : myoclonies, tremblements.

 

Les critères de Hunter précisent la symptomatologie en présence d’un médicament sérotoninergique :

1. Si (clonies spontanées), alors SS

2. Ou bien si (clonies induites) et (agitation) ou (hypersudation), alors SS

3. Ou bien si (clonies oculaires) et (agitation) ou (hypersudation), alors SS

4. Ou bien si (tremblements) et (hyperréflexie), alors SS

5. Ou bien si (hypertonie) et (fièvre > 38°C) et (clonies oculaires) ou (clonies induites), alors SS

6. Sinon pas de SS.

 

Source : Bulletin de Pharmacovigilance de Basse Normandie, n°15, octobre 2010.

Green (Green et al,2010) étudie les douleurs chroniques liées aux cancers et leur impact sur la qualité de vie chez des patients de couleur de peau noire ou blanche. Les malades souffraient d'un cancer du sein, du colon ou du rectum, du poumon, de la prostate ou d'un myélome multiple. Les 199 sujets, dont 31 % de noirs et 49 % de femmes avaient entre 57 et 79 ans. Les femmes souffraient plus souvent que les hommes et l'intensité de la douleur était plus importante. Les noirs ont davantage de retentissement et d'incapacité que les blancs. D'après cette étude menée dans le Michigan, il convient d'être attentif à des différences de sexe et de couleurs de peau dans la prise en charge des patients cancéreux douloureux.

Commentaires de l'auteur de ce site : les études faisant état de différences raciales ne sont pas autorisées en France. Bien qu'il convienne de demeurer prudent quant à des facteurs confondants ou liés à un autre contexte, cette étude américaine nous oriente, comme d'autres études précédentes, vers des considérations de genre et de couleur de peau en défaveur des femmes et des noirs.

Source :

Green CR, Hart-Johnson T, Loeffler DR. Cancer-related chronic pain: examining quality of life in diverse cancer survivors. Cancer. 2010 Nov 18.

Annonce d'une journée de formation relative à la démarche palliative en EHPAD le 7 février 2011 à Aix-en Provence.

La vaccination contre le zona est recommandée aux USA chez les personnes de plus de 60 ans car elle est censée réduire le risque de zona et de douleur post-zostérienne de 50 % (GRS slides de l’AGS, version 7).

Cette attitude semble renforcée par la publication de Johnson (Jonhson et al, 2010) qui fait état de l’étude  de prévention du zona (Shingles Prevention Study) conduite chez plus de 38 000 personnes âgées de plus de 60 ans : la vaccination réduirait le retentissement  du zona et de la douleur post-zostérienne sur les activités de la vie quotidienne des deux–tiers lors d’une évaluation par un questionnaire spécifique au zona. Aucune mesure préventive ou curative n’étant totalement efficace à elle seule, il semble qu’une association de moyens soit la voie d’avenir dans la prise en charge d’une pathologie qui concerne un patient âgé sur deux.

 

Sources :

GRS slides de l’AGS, version 7 (accès payant) http://teachingslides.americangeriatrics.org/, Infectious diseases, slide 40

 

Johnson RW, Bouhassira D, Kassianos G, Leplège A, Schmader KE, Weinke T. The impact of herpes zoster and post-herpetic neuralgia on quality-of-life. BMC Med. 2010 Jun 21;8:37.

Texte complet en accès libre : http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC2905321/pdf/1741-7015-8-37.pdf

ou

http://www.geriatrie-albi.fr/Johnson2010.pdf

Les biphosphonates réduisent le risque de fractures ostéoporotiques vertébrales, non vertébrales et en particulier celles de hanche chez les patients à risque. Toutefois, des inquiétudes se sont fait jour depuis 5 ans quant à la suppression du remodelage osseux par les biphosphonates. Ainsi pourraient apparaître des fractures décrites comme "atypiques" affectant des sites inhabituels tels que la zone sous-trochantérienne du fémur. Un prodrome de douleur de la cuisse, l'absence de traumatisme causal et des aspects radiologiques caractéristiques ont été décrits. Les auteurs conseillent, avant d'initier une thérapeutique par biphosphonates, d'évaluer le risque réel de fracture, puis d'interrompre cette thérapeutique pendant 12 mois au bout de 5 ans d'administration chez des patients stables sur le plan clinique, enfin d'envisager le tériparatide chez des patients victimes de fracture sous biphosphonate.

Commentaires de l’auteur de ce site: la dernière considération concernant le tériparatide devrait être vérifiée dans l’éventualité d’un conflit d’intérêt.

Source:

Sellmeyer DE. Atypical fractures as a potential complication of long-term bisphosphonate therapy. JAMA. 2010 Oct 6;304(13):1480-4.le 20 novembre 2010

 

Clegg et Young (Clegg et al, 2010) recherchent la responsabilité des médicaments dans la genèse des états confusionnels. Pour cela, ils ont répertorié les études prospectives parmi 18 767 études publiées. Quatorze études ont été incluses dans cette revue qui concernait seulement des patients à risque d’état confusionnel : âge, altération cognitive ou démence, sévérité de la pathologie.  Le risque d’état confusionnel semble augmenter surtout avec les opioïdes (RR 2.5, 95% IC 1.2-5.2) et les benzodiazépines (3.0, 1.3-6.8), et de manière plus inattendue avec une dihydropyridine (il est vrai la seule nifédipine dans un seule étude en chirurgie cardiaque : 2.4, 1.0-5.8). Les antihistaminiques H1 semblent aussi en cause (1.8, 0.7-4.5). Aucune relation n’a été trouvée avec les neuroleptiques (0.9, 0.6-1.3) ou la digoxine (0.5, 0.3-0.9). L’incertitude porte sur les antagonistes H2, les ADT, les antiparkinsonniens, les corticosteroïdes, les AINS et les antimuscariniques. Mais ces incertitudes sont liées surtout à des difficultés méthodologiques. D'autres études seront nécessaires pour conclure.

 

Bien que ces données ne concernent pas exclusivement des personnes âgées de plus de 75 ans (qui sont toutefois les plus nombreuses), elles attirent l’attention sur les responsabilités de substances d’administration quotidienne, en particulier dans la clientèle gériatrique. Concernant la douleur, les auteurs évoquent la possibilité, preuves à l’appui, de déclencher un état confusionnel si une douleur sévère n’est pas traitée, considération à mettre en balance avec l'incidence de ce même effet adverse sous opioïde.

 

Source :

Clegg A, Young JB. Which medications to avoid in people at risk of delirium: a systematic review. Age Ageing. 2010 Nov 9.

Résumé : http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/21068014

 « Vieillissement et troubles du comportement, fatalité ou réalité ? »

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programme

Smith (Smith et al, 2010) étudient 4700 patients, de 76 ans d'âge moyen, décédés au cours d’une étude relative aux douleurs chez la personne âgée. Tous les deux ans, les patients avaient été interrogés sur la présence d’une douleur. Si  la réponse était positive, ils évaluaient leur douleur par une échelle verbale simple. Ainsi, 26 % des personnes interrogées déclaraient souffrir de douleur deux ans avant leur décès. Mais ce pourcentage devenait égal à 46 % au cours du dernier mois de la vie. Chez les patients souffrant de pathologie articulaire (principalement l’arthrose), ce sont 60 % des patients qui en faisaient état alors que seulement 26% des patients souffrant alors d’autres pathologies étaient concernés, y compris ceux affectés par un cancer ou une pathologie cardiaque. Et les auteurs de conclure que la prévalence des douleurs ne serait pas liée au diagnostic de la pathologie terminale : les patients souffrant d’une pathologie évoluée rapportent des niveaux significatifs de douleur mais le mécanisme sous-jacent n’est pas encore compris.

Commentaires de l’auteur de ce site : enfin une étude qui confirme notre impression clinique dans ce domaine. La pathologie terminale ne conditionnerait pas forcément la localisation et l’intensité des douleurs. Si des facteurs psychologiques viennent immédiatement à l’esprit, d’autres causes peuvent être soupçonnées, telles qu’un abaissement du seuil de perception et/ou de tolérance à la douleur lors d’une comorbidité ou de l’altération terminale de l’état général.

Source :

Smith Alexander K, M.D., M.P.H., assistant professor, medicine, University of California, San Francisco, and staff physician, San Francisco VA Medical Center, San Francisco; M.C. Reid, M.D., Ph.D., director, Cornell-Columbia Translational Research Institute on Pain in Later Life, New York City; Nov. 2, 2010, Annals of Internal Medicine

http://consumer.healthday.com/Article.asp?AID=645253

- Pradines B. Douleur provoquée par les soins. La personne âgée. CNRD, Issy-les-Moulineaux, 15 octobre 2010.

- Pradines B. Les soins palliatifs. Formation continue auprès des personnels soignants. Carpentras, 4 et 5 octobre puis 18 et 19 octobre 2010. SPECIFIC.

 - Pradines B. La douleur chez la personne âgée. Formation continue auprès des personnels soignants. Saint-Julien-en-Genevois, 13 et 14 octobre 2010.

 

Mise en ligne des diapositives (format pdf) relatives à l'évaluation de la douleur chez la personne âgée souffrant de troubles cognitifs. Exposé effectué à Saint-Julien-en Genevois (France) le 13 octobre 2010 en soirée auprès de médecins et de soignants.

L’effet placebo est d’abord un produit du contexte environnemental tel que les mots utilisés et les rituels lors de l’acte thérapeutique. Cet effet aboutirait à des modifications des circuits et de la biochimie neuronale. En second lieu, les mécanismes activés par les placebos seraient identiques à ceux qui le sont par les médicaments, ce qui suggère une interférence cognitive / affective avec l’action de ces substances. Enfin, si le fonctionnement préfrontal est compromis, la réponse placebo serait diminuée ou même annulée comme ceci se produirait au cours de la maladie d’Alzheimer (Benedetti et al, 2010).

Source :

Benedetti F, Carlino E, Pollo A. How Placebos Change the Patient's Brain. Neuropsychopharmacology. 2010 Jun 30.

Mise en ligne des diapositives (format pdf) relatives à l'évaluation de la douleur chez la personne âgée souffrant de troubles cognitifs ainsi que de la prise en charge thérapeutique. Exposés effectués à Saint-Julien-en Genevois (France) les 13 et 14 octobre 2010.

Ray étudie 407 personnes âgées de plus de 70 ans souffrant à la fois de douleur chronique et d’obésité du fait de leur fréquente association (risque relatif de douleur chronique en présence d’obésité chez le sujet âgé : 1.70, intervalle de confiance à 95% : 1.05-2.75). Les auteurs tentent d’expliquer cette relation mais ne peuvent pas parvenir à établir un lien entre la douleur dans cette population et des symptômes associés à l’obésité : marqueurs d’insulinorésistance ou d’inflammation, arthrose ou neuropathie.

 

Source :

Ray L, Lipton RB, Zimmerman ME, Katz MJ, Derby CA. Mechanisms of association between obesity and chronic pain in the elderly. Pain. 2010 Oct 4.

 

Des études récentes rendent compte de la perception de la douleur au cours des démences. Ces études utilisent d’une part l’exploration clinique et d’autre part l’imagerie cérébrale. Dans la maladie d’Alzheimer, des résultats paradoxaux ont été obtenus : les données psychologiques suggèrent une altération sélective de la dimension affective de la douleur alors que l’IRM fonctionnelle montre une augmentation du signal d’origine nociceptive. Carlino (Carlino et al, 2010) étudie la perception et la tolérance de la douleur au cours des démences fronto-temporales. Lors d’une stimulation électrique périphérique douloureuse, les seuils de perception de la douleur et celui de tolérance ont été étudiés sur des critères neuropsychologiques ou d’imagerie. Pour ce qui est des scores neuropsychologiques, ils traduisent une augmentation du seuil de perception de la douleur. L’imagerie retrouvant une hypoperfusion strictement frontale et/ou temporale se traduit quant à elle à la fois par une élévation des seuils de perception et de tolérance à la douleur.

Commentaires de l’auteur de ce site : l’évolution de la perception douloureuse au cours des démences est actuellement au début de son exploration et donc de sa compréhension. Il sera toutefois désormais difficile de se contenter de la seule difficulté d’expression verbale pour rendre compte du vécu douloureux des patients déments.

 

Source : Carlino EBenedetti FRainero IAsteggiano GCappa GTarenzi LVighetti SPollo A. Pain perception and tolerance in patients with frontotemporal dementia. Pain. 2010 Oct 8.

 

A propos des douleurs chroniques non cancéreuses traitées par opioïdes chez les personnes âgées, intéressante revue de la littérature de Papaleontiou (Papaleontiou et al, 2010). Intéressante et surprenante : les douleurs neuropathiques seraient davantage accessibles que les douleurs arthrosiques à ce type de traitement, ce qui ne correspond pas à l’algorithme de Finnerup. Les effets secondaires sont classiques mais les auteurs insistent sur la fréquence des sensations d’instabilité posturale et d’étourdissements qui ne peuvent pas être assimilées à de la somnolence ou à des vertiges à proprement parler (dizziness). Autre notion : la constipation  ne semble pas constante bien que l’on ne sache pas si celle-ci a été prévenue ou non.

Pour lire la totalité de cette revue complétée par une métaanalyse, il convient d’être inscrit sur medscape et de se rendre à la page :

http://www.medscape.com/viewarticle/727623

Source :

Papaleontiou M, Henderson CR Jr, Turner BJ, Moore AA, Olkhovskaya Y, Amanfo L, eid MC. Outcomes associated with opioid use in the treatment of chronic oncancer pain in older adults: a systematic review and meta-analysis. J Am Geriatr Soc. 2010 Jul;58(7):1353-69. Epub 2010 Jun 1. Review.

 

Finnerup NB, Otto M, Jensen TS, Sindrup SH. An evidence-based algorithm for the treatment of neuropathic pain. MedGenMed. 2007 May 15;9(2):36. Review. Texte complet : http://tinyurl.com/yz4mo8u

 

Puolakka (Puolakka et al, 2010) étudie les facteurs de risque de prévalence élevée de douleur persistante après arthroplastie du genou chez 855 patients. L’intensité de la douleur post-opératoire immédiate était le facteur de risque le plus important. Deux autres facteurs ont été identifiés: la durée de la douleur préopératoire et le sexe féminin.

Commentaires de l’auteur de ce site: la prise en charge de la douleur post-opératoire dès la salle de réveil et une moindre prolongation du délai d’intervention pourraient constituer des éléments de progrès dans la prise en charge des interventions prothétiques sur le genou.

 

Source:

 

Puolakka PA, Rorarius MG, Roviola M, Puolakka TJ, Nordhausen K, Lindgren L. Persistent pain following knee arthroplasty. Eur J Anaesthesiol. 2010 May;27(5):455-60.

 

L’utilisation des opioïdes forts (palier 3 de l’OMS) ne se cantonne plus au soulagement des douleurs cancéreuses en phase terminale.  Désormais, ces substances sont utilisées contre les douleurs chroniques non-malignes. Pour Vissers (Vissers, mars 2010), il n’existe pas encore d’argument suffisant pour le choix d’un opioïde ou d’une dose d’initiation pour un syndrome douloureux donné.

La forte variabilité inter-individuelle dans la réponse liée à la sensibilité des récepteurs ainsi qu’aux paramètres pharmacologiques et pharmacodynamiques justifie une approche au cas par cas du choix de l’opioïde et une titration pas à pas. L’expérience clinique montre que le remplacement d’un opioïde par un autre peut optimiser le contrôle de la douleur en diminuant les effets secondaires. Cette stratégie –la rotation des opioïdes – nécessite le calcul de l’équivalence de dose pour initier le nouvel opioïde. Or, les tables actuelles de conversion sont souvent issues d’études en situation de douleur aiguë, parfois sur la base d’une dose unique.

Vissers en déduit la nécessité d’une grande prudence, à savoir une moindre dose initiale que celle indiquée par les tables d’équivalences. Seule la réponse clinique servira ensuite de guide pour la titration du nouvel opioïde.

 

Source :

Vissers KC, Besse K, Hans G, Devulder J, Morlion B. Opioid rotation in the management of chronic pain: where is the evidence? Pain Pract. 2010 Mar;10(2):85-93. Epub 2010 Jan 8. Review.

Congrès du 5 novembre prochain sur le thème : « Quels lieux de vie en soins palliatifs » présidés par les Docteurs Philippe POULAIN et Valérie MAURIES à Toulouse/Centre Pierre Baudis.

programme et bulletin d'inscription

Encore une étude comparant l’évaluation de la douleur par le patient en regard de celle pratiquée par les soignants.

Shugarman (Shugarman et al, 2010) étudie les résultats de l’évaluation de la douleur par une échelle numérique par 94 soignants et par 465 patients en les comparant entre elles pour chaque patient.

Une sous-estimation par les soignants est présente dans 25% des cas, une surestimation dans 7% des cas.

Les facteurs de sous-estimation retrouvés sont les suivants : plus grand nombre d’années d’expérience de l’équipe soignante, anxiété du patient et désordres post-traumatiques. Moins de sous-estimation sont retrouvées si le patient est en bon état de santé.

La surestimation est possible si le protocole d’utilisation de l’échelle numérique est totalement  respecté et si les signes vitaux sont relevés dans un environnement faisant diversion.

Commentaires de l’auteur de ce site : la difficulté d’évaluation de la douleur dans le cadre de l’anxiété est bien connue du clinicien, cette dernière pouvant être confondue avec une expression exagérée de la douleur.

Source : Shugarman LR, Goebel JR, Lanto A, Asch SM, Sherbourne CD, Lee ML, Rubenstein LV, Wen L, Meredith L, Lorenz KA. Nursing Staff, Patient, and Environmental Factors Associated with Accurate Pain Assessment. J Pain Symptom Manage. 2010 Aug 6.

Shi (Shi et al, 2010) étudie l'incidence des douleurs chez 18 439 personnes âgées de plus de 50 ans entre 1992 et 2006 ayant répondu à un questionnaire aux Etats-Unis. Ceci en relation avec d'éventuels facteurs de risque potentiellement évitables. Parmi elles, 34,1% (95% IC : 33,2%, 35 %) déclaraient être souvent sujettes à des douleurs, 24,3 % des douleurs sévères et 22,3 % étaient affectées quotidiennement. La dépression et la surcharge pondérale étaient des facteurs prédictifs indépendants associés à la probabilité d'apparition de douleurs. Un tabagisme en cours augmentait ce risque seulement chez les patients atteints de dépression. Les auteurs attirent l'attention sur la dépression,  l'excès pondéral  et  le tabagisme dans cette tranche d'âge.

Source : Shi Y, Hooten WM, Roberts RO, Warner DO. Modifiable risk factors for incidence of pain in older adults. Pain. 2010 Aug 8.

 

Selon Vassal (Vassal et al, 2010), l'altération de la fonction rénale chez la personne âgée ne contrindique pas l'utilisation de la morphine mais doit rendre prudent du fait de l'élimination urinaire de métabolites actifs. La formule de Cockroft et Gault représente une aide à l'initiation du traitement. Toutefois, il serait illusoire d'établir un protocole précis à partir de cette dernière du fait des nombreux autres facteurs interférents.

Le fentanyl est principalement métabolisé par le foie et ne possède pas de métabolite actif. Ceci rend son utilisation plus aisée lorsque la fonction rénale est anormalement altérée car seulement mois de 10 % du fentanyl sont éliminés par cette voie sous forme inchangée.

Remarque de l’auteur de ce site : malgré ses avantages, le fentanyl possède des inconvénients : équivalence de 30 mg de morphine quotidienne pour la plus faible présentation (12 µg/hr), rigidité thoracique plus fréquente, nouveauté des présentations d’action immédiate, sécurité apparente éventuellement trompeuse par moindre effet sédatif.

Source : Vassal P, Gonthier R. Traitement de la douleur de la personne âgée par les opioïdes forts. Revue de Gériatrie, tome 35, n°6, juin 2010, pp 393-408.

biographie de l'auteur du site : - formation et conseil en gériatrie depuis le 1er août 2010.

 

Ce sont les effets secondaires qui empêchent le plus souvent d'administrer d'emblée des doses efficaces de morphiniques. Les facteurs de risque sont représentés par l’âge, une insuffisance hépatique ou rénale, une polymédication (en particulier celles incluant un ou des psychotropes) et l'existence de pathologies associées modifiant la pharmacocinétique. C'est pourquoi il convient (Vassal et al, 2010) :

- d'utiliser des médicaments à demi-vie d'élimination courte,

- de diminuer les posologies initiales au minimum de moitié, voire davantage chez le sujet âgé par rapport à l'adulte jeune,

- d'adapter lentement les posologies.

Remarque de l’auteur de ce site : une polymédication incluant un ou des psychotropes  potentialise les effets sédatifs des opioïdes.

Source : Vassal P, Gonthier R. Traitement de la douleur de la personne âgée par les opioïdes forts. Revue de Gériatrie, tome 35, n°6, juin 2010, pp 393-408.

Pour Hervy (Hervy et al, 2010), la constipation concerne 80 % des résidents en institution gériatrique et 60 à 80 % des patients, tous âges confondus, recevant des analgésiques de palier III. L'auteur rappelle que le fécalome peut être responsable d'une rétention aiguë d'urines. Il convient de pratiquer un toucher rectal au 4ème jour sans selle à la recherche d'un fécalome, même s'il existe une "fausse diarrhée". Lorsque les patients sont sous morphine, la rotation avec le fentanyl peut être discutée, plusieurs études ayant montré une moindre constipation. La methylnaltrexone (en France : RELISTOR*) trouverait sa place lorsque les autres mesures ont été inefficaces. L'administration de doses allant de 0,15 mg/kg à 0,30 mg/kg vs placebo a montré une reprise du transit dès la 4ème heure chez 48 à 52 % des patients ayant reçu une injection SC de methylnaltrexone.

En résumé, Hervy préconise :

- au 3ème  jour sans selle et après avoir éliminé un syndrome occlusif : le renforcement du traitement laxatif en cours et un laxatif rectal par suppositoire (qui stimule la défécation de façon mécanique en activant le réflexe ano rectal),

- au 4ème jour, si le toucher rectal retrouve des selles impactées ou un fécalome, un lavement évacuateur sera effectué tout en instaurant soit une bithérapie laxative, soit un antagoniste morphinique périphérique, la méthylnatrexone ( Relistor*) à la dose de 0,15 mg/kg en sous cutanée.

En cas d'inefficacité constatée au bout de 48h, peuvent être utilisés soit les préparations pour investigation colique, soit les péristaltogènes intestinaux, associés ou non à un grand lavement à l'eau tiède avec ou non de l'huile de paraffine ou de glycérine.....

Source : Hervy M-P., Gonzales B., Brunetti N., Rabier P. Constipation sous morphiniques du sujet âgé. Revue de gériatrie, juin 2010, pp 429-35.

Equivalences entre morphiniques et selon la voie :

On pourra aussi utilement se rapporter à la page 2 du document publié par la SFAP : http://www.sfap.org/pdf/VIII-I7-pdf.pdf

Qui est l'auteur de ce site ?

Bernard Pradines : je suis un gériatre français en retraite de l'activité clinique depuis le 1er août 2010. Né le 4 juillet 1950 à Toulouse, je suis marié et père de trois enfants. J'étais praticien hospitalier à temps plein, j'ai exerçé dans le service de Soins de Longue Durée du Centre Hospitalier d'Albi du 4 novembre 1991 au 1er août 2010. Je fus anesthésiste-réanimateur de 1976 à 1994. J'ai un intérêt particulier pour la gériatrie (Capacité de Gérontologie), la douleur (Diplôme d'Université) et les soins palliatifs (Diplôme d'Université). Je me consacre désormais à l'enseignement, à la formation et au conseil.

Recommandations

recommandations de l'AFSSAPS en juin 2010  : elles s’inscrivent dans la suite de celles réalisées en 2002 (« SOINS PALLIATIFS : spécificité d’utilisation des médicaments courants hors antalgiques »). Elles portent sur huit classes de médicaments utilisés dans la douleur en situation palliative avancée chez l’adulte, choisis en fonction de leur utilisation en dehors du cadre de l’autorisation de mise sur le marché et/ou de leur accès limité.

 Equivalences selon la voie d'administration de la morphine :

. 30 mg de morphine per os,

. 20 mg de morphine voie SC,

. 10 mg de morphine voie IV,

. 1 mg par voie péridurale,

. 0,1 à 0,5 mg par voie intrathécale,

. 0,01 à 0,05 mg par voie intracérébroventriculaire.

Source pour les voies IV, péridurale, intrathécale et intracérébroventriculaire : AFSSAPS, 2010.

1= patient complètement éveillé,

2= patient somnolent,

3 = patient avec les yeux fermés mais répondant à l’appel,

4 = patient avec les yeux fermés mais répondant à une stimultation tactile légère (traction sur le lobe de l’oreille),

5 = patient avec les yeux fermés et ne répondant pas à une stimulation légère.

 

Sources :

Scherder E, Oosterman J, Swaab D, Herr K, Ooms M, Ribbe M, Segeant J, Pickering G, Benedetti F. Recent developments in pain in dementia. British Medical Journal. 2005;26:330:461–464.

Pickering G. Epidémiologie et modifications de la douleur au cours du vieillissement.  Journée thématique douleur de la SFETD. Douleur et Gériatrie. La douleur chez la personne âgée. 9 octobre 2009, Paris.

Selon Jakobsson (Jakobsson, 2010), la prévalence des douleurs chroniques, en moyenne de 46% dans la population générale, connaît un maximum entre 60 et 74 ans, âge auquel succède une période de moindre ou de plus grande fréquence des douleurs.

Remarque de l'auteur de ce site : cette publication semble rejoindre partiellement les propos de Pickering (Pickering, 2009) quant à une prévalence maximale des douleurs entre 65 et 75 ans.

 

Sources :

 

Jakobsson U. The epidemiology of chronic pain in a general population: results of a survey in southern Sweden. Scand J Rheumatol. 2010 May 17.

 

Pickering G. Epidémiologie et modifications de la douleur au cours du vieillissement.  Journée thématique douleur de la SFETD. Douleur et Gériatrie. La douleur chez la personne âgée. 9 octobre 2009, Paris.

- Pradines B. Iatrogénèse médicamenteuse chez la personne âgée. Association Tarnaise de Gérontologie, 17 juin 2010.

- Pradines B. Animation d'un "bistrot Alzheimer" à Albi le 19 juin 2010.

Formule MDRD (Modification of the Diet in Renal Disease) :

Débit de Filtration Glomérulaire (en ml/minute) = 186,3 x (créatininémie/88,4)-1,154 x âge-0,203.

 A multiplier par 0,742 pour les femmes et par 1,21 pour les personnes d'origine africaine (African American).

NB : comme dans la formule de Cockroft, la créatininémie est exprimée en µmoles / litre. Le résultat de MDRD ne serait fiable que pour des valeurs inférieures à 60 ml/min. Pour notre part, nous affichons côte à côte les deux résultats afin d’en déduire une valeur valable probable, surtout dans les cas d’altération grave de la fonction rénale mesurée par la formule de Cockroft.

Remarque de l'auteur de ce site :

La diminution du flux sanguin rénal est quasi-constante chez la personne âgée : la formule de Cockroft devrait être systématiquement effectuée du fait de l’augmentation de la demi-vie et de la diminution de la clairance plasmatique des médicaments à élimination rénale. La pharmacocinétique des médicaments sur le marché est étudiée et publiée en fonction de cette équation. On lui reproche toutefois d’être pessimiste en cas d’insuffisance rénale ou optimiste si le poids du sujet est très élevé. C’est pourquoi le calcul de la filtration glomérulaire devrait être effectué de surcroît par MDRD.

8ème Congrès GEROSANTE – CIPPEG 29 et 30 avril 2010 - Corum – Montpellier

 

Deux sessions sont consacrées à la douleur.

En 2007, Finnerup (Finnerupp et al, 2007), publie un algorithme thérapeutique utile contre les douleurs neuropathiques périphériques (ci-jointe une traduction personnelle). Ceci à l'exclusion de la névralgie faciale pour laquelle la carbamazépine demeure la molécule de première intention.

 

Remarques de l'auteur de ce site : l'algorithme est fondé sur une métaanalyse de méthodologie soigneuse et prudente, sur le NNT (nombre de sujets nécessaires à traiter) et le NNH (nombre de sujets nécessaires pour observer un effet délétère). Il s'agit de la revue la plus complète à ma connaissance sur le thème.

Les anticonvulsivants viennent au même niveau que les antidépresseurs tricycliques, en particulier du fait des effets délétères de ces derniers. Ces études n'ayant pas été menées seulement chez des personnes âgées souffrant de troubles cognitifs et susceptibles d'autres effets (troubles rythmiques, rétention urinaire, glaucome, xérostomie, constipation), cette considération est renforcée en pratique gériatrique quotidienne. Si l'efficacité des opioïdes est à nouveau mise en évidence, ce sont leurs effets adverses qui les placent en dernière intention.

Les IRS seront choisis de préférence dans chez ceux qui possèdent aussi un effet noradrénergique (duloxétine ou venlafaxine). Dernière considération : l'association du tramadol avec un IRS expose au risque de syndrome sérotoninergique.

 

Source :

Finnerup NB, Otto M, Jensen TS, Sindrup SH. An evidence-based algorithm for the treatment of neuropathic pain. MedGenMed. 2007 May 15;9(2):36. Review.

Texte complet : http://tinyurl.com/yz4mo8u

 

Malgré son utilisation très répandue, le mécanisme d'action du paracétamol demeure encore difficile à appréhender. Pour Pickering (Pickering, 2008), l'hypothèse centrale doit être privilégiée. A partir d'une étude chez des volontaires sains, cet auteur conclut que le paracétamol renforce l'action des voies inhibitrices descendantes de la douleur. Cette hypothèse sous-tend qu'un mécanisme supraspinal serait impliqué dans l'action de cet antalgique de prescription quotidienne.

 

Remarque de l’auteur de ce site : les voies monoaminergiques descendantes sont connues pour jouer un rôle dans la limitation des douleurs neuropathiques. Cette considération est à la base théorique de l’utilisation des antidépresseurs tricycliques dans ce type de douleurs. Il est intéressant de constater qu’un médicament ayant une réputation antinociceptive puisse trouver ici une cible.

 

Source : Pickering G, Estève V, Loriot MA, Eschalier A, Dubray C. Acetaminophen reinforces descending inhibitory pain pathways. Clin Pharmacol Ther. 2008 Jul;84(1):47-51.

 

Le 9 octobre 2009, Pickering (Pickering, 2009) fait état des travaux de Scherder. Selon Scherder (Scherder et al, 2003) les diverses démences n’affecteraient pas de manière équivalente les zones cérébrales impliquées dans la douleur.

Dans la maladie d’Alzheimer et encore plus dans la démence fronto-temporale, on pourrait observer une diminution des composantes affectives et motivationnelles alors que les démences vasculaires s’accompagneraient d’un accroissement de la composante affective.

Commentaires de l’auteur de ce site : l’analyse des diverses composantes des douleurs mises en relation avec les divers états démentiels représente une voie prometteuse dans la prise en charge quotidienne et dans les perspectives de recherche dans le domaine des modifications neuropathologiques impliquant les démences et les douleurs.

 

Sources :

Pickering G. Epidémiologie et modifications de la douleur au cours du vieillissement.  Journée thématique douleur de la SFETD. Douleur et Gériatrie. La douleur chez la personne âgée. 9 octobre 2009, Paris.

 

Scherder EJ, Sergeant JA, Swaab DF. Pain processing in dementia and its

relation to neuropathology. Lancet Neurol. 2003 Nov;2(11):677-86. Review.

Nouveau lien sur le site :

La maison de l'autonomie, site de professionnels des domaines du handicap, de la gérontologie et de la presse spécialisée.

Législation utile pour la fin de la vie

 

 En 2010, le mélange équimoléculaire de protoxyde d'azote et d'oxygène sort progressivement d'une utilisation hospitalière exclusive.

Voir le plan de risque de l'AFSSAPS daté de janvier 2010 et plus particulièrement destiné aux chirurgiens dentistes.

Voir aussi le remarquable DVD sur ce thème, incluant l'utilisation chez la personne âgée, édité par le CNRD et que l'on peut visionner sur Internet à partir du lien suivant : http://www.cnrd.fr/-FILMS-MEOPA-.html

Conférence le 5 mars à Toulouse sur le thème : « vieillesse, dépendance et responsabilités : des politiques publiques au secteur informel. Configurations d’aide et solidarité en France, Suède et Grèce »
Les recommandations de l'HAS relatives aux chutes évoquent certains outils d'évaluation présents sur le site.

NINCDS-ADRDA

DSMIV

NPI-ES

Je viens d'y ajouter le timed up and go test.

Les recommandations de l'HAS et de la SFGG en 2009 relatives aux chutes répétées :

Les recommandations

Les outils d'évaluation des pratiques

Existe-t-il des facteurs prédictifs de l'efficacité des AINS dans les lombalgies ? Non, si l'on en juge par les résultats de l'étude de Hancock (Hancock et al, 2009) qui a utilisé du diclofénac à la dose de 50 mg biquotidienne versus placebo en complément de paracétamol et de la consigne de "demeurer actif".

 

Bien que menée chez des patients dont l'âge moyen était de 40 ans, cette étude a le mérite de nous éclairer un  peu sur l'incertitude rencontrée sur le terrain quant à l'efficacité aléatoire des AINS au cours des lombalgies chez la personne âgée.

 

Source :

Hancock MJ, Maher CG, Latimer J, McLachlan AJ, Day RO, Davies RA. Can predictors of response to NSAIDs be identified in patients with acute low back pain? Clin J Pain. 2009 Oct;25(8):659-65.

 Sources :

Cole LJ, Farrell MJ, Gibson SJ, Egan GF.  Age-related differences in pain sensitivity and regional brain activity evoked by noxious pressure. Neurobiol Aging. 2008 May 28.

 Pickering G. Epidémiologie et modifications de la douleur au cours du vieillissement.  Journée thématique douleur de la SFETD. Douleur et Gériatrie. La douleur chez la personne âgée. 9 octobre 2009, Paris.

C'est ce que suggère l'étude de Nishino et al (Nishino et al, 2009). Ces auteurs étudient d'une part le seuil de la douleur ainsi que le seuil de tolérance à la douleur pour un stimulus froid. D'autre part, ils mesurent le temps nécessaire à une sensation pénible en apnée et le temps d'apnée total possible chez des sujets volontaires.

Le temps d'apnée sans sensation pénible était significativement plus court chez les patients les plus sensibles au stimulus douloureux.

Par contre il n'existait pas de corrélation entre les seuils de tolérance à la douleur et le temps d'apnée total possible.

Commentaire de l'auteur de ce site :

Intéressante étude qui a le mérite de vérifier une observation clinique empirique : celle d'une sensibilité variable, interindividuelle, aux agressions. Avec ici une limite quant à la tolérance qui ne semble pas modifiée.

Source : Nishino T, Yashiro E, Yogo H, Isono S, Shinozuka N, Ishikawa T. Comparison of pain and dyspnea perceptual responses in healthy subjects. Pain. 2009 Dec 22.

http://www.animagine.fr/histoire-geriatrie.html

http://www.animagine.fr/femme-agee-dans-histoire.html

Enfin une étude confirmant une observation clinique classique relative à l'hétéro-évaluation.

Nous serions inégaux devant la douleur de nos semblables. C'est ce que nous suggère l'étude de Osborne (Osborne et al, 2009).

Des images ou de courts clips montrant des situations douloureuses sont présentées à des sujets non douloureux. Approximativement un tiers d'entre eux font état d'une authentique expérience douloureuse lors du visionnement de ces scènes. Parmi les « répondeurs », dix d'entre eux sont comparés à deux « non-répondeurs » dans une étude avec IRM encéphalique. On présente alors à tous les sujets des images fixes de situations douloureuses. Les répondeurs activent des aires cérébrales en relation avec les sensations et les émotions éprouvées lors d'une expérience douloureuse. Ceci contraste avec les non-répondeurs qui activent très peu ces zones.

Commentaire de l'auteur de ce site :

Cette étude est fort instructive quant aux disparités observées lors de l'hétéro-évaluation de la douleur chez la personne âgée non verbalisante. La subjectivité de l'observateur est donc un élément majeur de l'appréciation clinique.

Seul un travail en équipe pourra pondérer, si possible, la sensibilité individuelle variable à la douleur de l'Autre. Sans compter avec les relations entre le patient et les soignants, les soignants et la famille du soigné, la famille et le soigné, les diverses équipes soignantes entre elles, les variations intra-individuelles chronologiques, les variations pharmacocinétiques et pharmacodynamiques des antalgiques. Aucune grille d'hétéro-évaluation, aussi utile soit-elle ne viendra donner un score indiscutable.

Source :

Osborn J, Derbyshire SW. Pain sensation evoked by observing injury in others. School of Psychology, University of Birmingham, Edgbaston B15 2TT, UK. Pain.. en cours de publication.

 

« L’alimentation en EHPAD »

http://www.ch-albi.fr

 Noter la présentation très soignée et un contenu fort utile.

 Quelques erreurs de détail toutefois liées au caractère récent de ce portail : mon numéro de téléphone est le 05 63 47 44 60 et non le 05 63 47 44 63. Par ailleurs, mon site est www.geriatrie-albi.fr et non : http://users.aol.com/Dgeriatrie/

Mise en ligne de l'annonce de la journée du 5 décembre 2009 à Albi relative aux charlatans.

Mise en ligne de l'annonce de la journée du 5 février 2010 à Paris relatve aux " ENJEUX ETHIQUES DU PROGRES DANS LE CHAMP DE LA SANTE ET DES MALADIES GRAVES" et bulletin d'inscription.

Mise à jour de la page relative aux contentions :

http://geriatrie-albi.com/contentionfauteuil.html

Comment expliquer la difficulté à supprimer les barrières de lit ou à diminuer leur usage, même lorsqu’elles ne s’avèrent pas nécessaires ?

Outre les avantages décrits ci-dessus, les barrières de lit équipent systématiquement les lits des résidents, contrairement à la contention au fauteuil qui doit être installée de surcroît.

De plus, la surveillance d'un résident dans son lit est plus problématique car ce dernier se trouve par définition dans sa chambre, donc souvent hors de vue des soignants ou des visiteurs. La tentation de mettre en place un dispositif "de sécurité" sera donc plus grande. Pendant la nuit, les résidents se trouvent dans leur lit. Hors, cette période est la plus démunie en personnel, phénomène aggravant.

Les barrières de lit permettent parfois de mieux caler un oreiller ou des coussins de confort.

Par ailleurs, la majorité des résidents sont concernés par les barrières. Un effet "boule de neige" ou d'automatisme conduit donc à relever les barrières par principe.

La prescription médicale est encore inconstante. Contrairement aux recommandations, ce thème n’est pas encore toujours abordé avec le résident et sa famille.

Leveille (Leveille SG et al, 2009) établit une relation significative entre d’une part le nombre de sites articulaires douloureux, la sévérité de la douleur et les retentissements sur les actes de la vie quotidienne et d’autre part  le risque de chute dans une population de 7449 personnes âgées de plus de 70 ans suivies de septembre 2005 à janvier 2008 en dehors des institutions.

Commentaires de l’auteur de ce site : un facteur confondant pourrait être l’altération orthopédique de l’équilibre et de la marche chez ces patients douloureux. Admettons toutefois que la sommation de ces troubles avec la douleur puisse être inductrice d’un accroissement du risque de chute.

Source :

Leveille SG, Jones RN, Kiely DK, Hausdorff JM, Shmerling RH, Guralnik JM, Kiel DP, Lipsitz LA, Bean JF. Chronic musculoskeletal pain and the occurrence of falls in an older population. JAMA. 2009 Nov 25;302(20):2214-21.

Source : Achterberg WP, Gambassi G, Finne-Soveri H, Liperoti R, Noro A, Frijters DH, Cherubini A, Dell'aquila G, Ribbe MW. Pain in European long-term care facilities: Cross-national study in Finland, Italy and the Netherlands. Pain. 2009 Nov 10.

Selon Perrot (Perrot S, 2009), tous les AINS comporteraient un risque cardiovasculaire, certes variable mais accru par rapport aux non consommateurs : accident vasculaire et infarctus du myocarde. Cette propriété délétère ne serait donc pas l'exclusivité des coxibs.
En cela, Perrot rejoint la revue de la littérature de Valat (Valat et al, 2006).

Sources :
Perrot S. Particularités du traitement de la douleur ostéoarticulaire. Journée thématique douleur de la SFETD. Douleur et Gériatrie. La douleur chez la personne âgée. 9 octobre 2009, Paris.

Valat JP, Deray G, Héloire F. Y a-t-il des différences de tolérance cardiovasculaire entre AINS classiques et coxibs ? La Presse Médicale. Vol 35, N° 9-HS1  - septembre 2006, pp. 25-34
Selon Perrot (Perrot S, 2009) les douleurs ostéo-articulaires des patients souffrant de maladie de Parkinson bénéficieraient d'un traitement de fond par fentanyl transcutané et d'interdoses de paracétamol, par exemple avant une activité physique.

Commentaire de l'auteur de ce site : le fentanyl transcutané ne doit pas être  administré en première intention chez un patient naïf en morphiniques. En effet, la plus petite dose disponible équivaut au moins à 30 mg de morphine per os. L'attitude de S. Perrot rejoint la publication de Priano (Priano et al, 2006).

Sources :
Perrot S. Particularités du traitement de la douleur ostéoarticulaire. Journée thématique douleur de la SFETD. Douleur et Gériatrie. La douleur chez la personne âgée. 9 octobre 2009, Paris.
Priano L, Gasco MR, Mauro A. Transdermal treatment options for neurological disorders: impact on the elderly. Drugs Aging. 2006;23(5):357-75.

 

L’oxycodone est présentée d’une part sous la forme d’OXYNORM* (per os ou injectable) et d’autre part d’OXYCONTIN LP pour la présentation à libération modifiée.

L’analogie des noms de la présentation à libération immédiate et de la présentation injectable, toutes deux dénommées OXYNORM* peut être une source de confusion. Le risque est d’abord celui d’un doublement involontaire des doses si la prescription de la voie orale est interprétée par erreur comme une injection ou bien si le prescripteur ne précise pas la voie d’administration souhaitée.

Cet inconvénient n’existe pas avec la morphine ou le fentanyl.

Source : expérience personnelle.

Pour être mieux informé et mieux orienté dans le département du Tarn, mise en place d'un numéro vert :

 0 800 800 201

 Peut-être un exemple à suivre dans d'autres départements français.

Pour en savoir plus : page 1, page 2.

 

L'utilisation des AINS serait-elle corrélée avec une augmentation du risque des chutes chez la personne âgée ? C'est ce que laisse entendre une métaanalyse entreprise par Hegeman (Hegeman et al, 2009) citée par Perrot (Perrot S, 2009).
L'auteur constate toutefois qu'il conviendrait de mener des études complémentaires dont la méthodologie serait moins discutable.
Commentaires de l'auteur de ce site : cette publication  amène à une nouvelle réflexion dans le domaine de la prescription des AINS. Il convient de s'interroger aussi sur un biais éventuel lié aux circonstances orthopédiques et douloureuses dans lesquelles s'effectue la prescription des AINS.

Sources :

Hegeman J, van den Bemt BJ, Duysens J, van Limbeek J. NSAIDs and the risk of accidental falls in the elderly: a systematic review. Drug Saf. 2009;32(6):489-98.

Perrot S. Particularités du traitement de la douleur ostéoarticulaire. Journée thématique douleur de la SFETD. Douleur et Gériatrie. La douleur chez la personne âgée. 9 octobre 2009, Paris.

Selon Perrot (Perrot S, 2009), l'utilisation de la morphine dans les douleurs rhumatismales chroniques devrait obéir à des règles strictes de prudence chez la personne âgée. Pour cet auteur, une progression de 10 mg de morphine per os tous les 14 jours est une attitude à recommander. Par ailleurs, cet auteur préconise de fonder éventuellement la surveillance sur le périmètre de marche effectué (amélioration fonctionnelle) plutôt que sur l'évaluation de la douleur stricto sensu.

Source :
Perrot S. Particularités du traitement de la douleur ostéoarticulaire. Journée thématique douleur de la SFETD. Douleur et Gériatrie. La douleur chez la personne âgée. 9 octobre 2009, Paris.

Désormais, le DUROGESIC* a l'AMM pour des douleurs cancéreuses et aussi en dehors des douleurs cancéreuses. La dernière mise à jour du Vidal précise : "Durogesic est indiqué dans le traitement des douleurs chroniques sévères qui ne peuvent être correctement traitées que par des analgésiques opioïdes".

Inconvénients des grilles d'hétéro-évaluation

L'expérience montre à souhait l'hétérogénéité des cotations de la douleur chez un même patient, en particulier pour les mêmes gestes douloureux. Pour Jean (Jean A. 2002), le biais de l'hétéro-évaluation de la douleur chez les patients non communicants réside dans la douleur du soignant lui-même. Pour Bruxelle (Bruxelle, 2009), la cotation dépend aussi de la relation entre le soigné et le soignant. Il en est ainsi d'une comorbidité de dépression qui, par exemple, pourra "faire passer" une EN de 4 à 8.

Attacher trop d'importance à un score peut être réducteur. Selon Keela Herr (Herr K, 2002), un problème relatif aux outils comportementaux d'hétéro-évaluation de la douleur comportant un score est la grande variabilité de symptômes suivant les patients. En effet, des patients peuvent manifester un comportement unique qui peut être qualifié de "signature de la douleur". Par exemple, un malade montre des signes de repli sur soi et bouge dans son lit, alors qu'un autre deviendra agressif et fera les cent pas.

Sources :

Jean A. et le groupe ECPA. L'hétéro-évaluation de la douleur du sujet âgé en institution gériatrique : l'échelle ECPA in La douleur des femmes et des hommes âgés. Sebag-Lanoë R., Wary B., Mischlich D. MASSON, Paris 2002, Chapitre 15, pp 226-233.

Bruxelle J. Discussion des communications relatives à l'hétéro-évaluation de la douleur. Journée thématique douleur de la SFETD. Douleur et Gériatrie. La douleur chez la personne âgée. 9 octobre 2009, Paris.

Herr K. Pain Control: Pain Assessment in Cognitively Impaired Older Adults. AJN, American Journal of Nursing. December 2002. Volume 102 Number 12. Pages 65 - 68  

A propos de l'auto-évaluation assistée :

Par convention personnelle, afin de la distinguer des autres EVS, nous proposons de dénommer l'EVS que nous utilisons depuis 2002 du nom de notre ville : EVS-Albi (version pdf). Nous l'employons sous la forme d'une grille de surveillance avec d'une part une mesure au repos et d'autre part une mesure lors des mouvements et des soins qui correspond le plus souvent à la douleur maximale enregistrée.

A propos de l'hétéro-évaluation :

La difficulté la plus courante est de distinguer d'une part une mesure au repos et d'autre part une mesure lors des mouvements et des soins, cette dernière circonstance étant en pratique la plus fréquente à l’origine de la provocation ou à l’exacerbation des douleurs sur un mode aigu. Pour cette raison, nous utilisons depuis peu un outil dérivé que nous dénommons ALGOPLUS-Albi afin de le distinguer de l'ALGOPLUS classique. Notre outil compare les signes observés au repos et au mouvement afin de mieux discerner les changements induits par les mobilisations et les soins qui en sont les principaux pourvoyeurs. A noter toutefois que cette méthode n’est pas validée, contrairement à l’ALGOPLUS seul qui, après avoir été validé, revendique sa reconnaissance par l'HAS.

 Mélange équimoléculaire de protoxyde d’azote et d’oxygène

En 2009 quatre spécialités sont disponibles sur le marché français : Kalinox®, Entonox®, Antasol® et Oxynox®.

Les bouteilles de MEOPA doivent être conservées à une température comprise entre 0 et 50°C, et à l’abri du gel. Le mélange est instable en dessous de – 5°C : à cette température le protoxyde d’azote se liquéfie et tombe au fond de la bouteille. Le mélange inhalé n’est plus équimolaire, mais d’abord hyperoxique puis hypoxique au fil de la consommation.

 Métabolisme des antalgiques du palier 2 

L’inconstance du métabolisme du tramadol et de la codéine est liée à des variantes du CYP2D6. Or, certains médicaments sont de puissants inhibiteurs de cette enzyme. Parmi ces substances, les plus utilisées sont l’amiodarone, la paroxétine et la rispéridone ; voir une liste plus complète dans la publication ci-jointe.

 [1] Source : Bulletin de Pharmacovigilance de Basse Normandie n°11, septembre 2009.

Un essai clinique doit démarrer le 21 octobre 2009 sur 3 sites : Caen, Rouen et Créteil.

Il vise à détecter les caractéristiques des patients minoritaires (5 à 10 % des "caucasiens") qui métabolisent mal la codéine et le tramadol. Après le retrait du dextropropoxyphène, seules ces deux molécules représenteront le palier 2.

Dans le cas du tramadol, cette détection est d'autant plus importante que le métabolite actif (le O-demethyl-tramadol) est 2 à 4 fois plus puissant que le tramadol lui-même.

Contacter pour tout renseignement le Dr Blandine de la Gastine  à l'adresse : delagastine-b@chu-caen.fr

Le site de référence en Gérontologie est tarnais. Il s'agit du site du Docteur Lucien Mias.

 

Sa nouvelle adresse est la suivante :

 

http://papidoc.chic-cm.fr/

 

Mise en ligne de la version de l'outil Algoplus appliqué au repos puis lors des mouvements ou des soins. Cette démarche nous semble utile afin de discriminer les symptômes nouveaux apparaissant lors des douleurs incidentes provoquées par les mouvements ou les soins.

http://www.geriatrie-albi.fr/ALGOPLUS-SLD-ALBIoct2009.doc

Rappel : l’Algoplus, de conception plus récente que le Doloplus, possède le mérite d’une simplicité accrue. Testé tout d’abord aux Urgences, il peut constituer un outil simple de dépistage et de suivi thérapeutique en institution. Nous l’utilisons en effectuant un score au repos et un score lors des mouvements ou des soins.

Attention : cette approche, qui s'apparente à celle du CNPI américain, n'est pas validée.

Toutefois, l’évaluation de la douleur ne peut pas se réduire à la pratique d’échelles standardisées, voire validées. Elle nécessite une approche clinique multifactorielle rigoureuse bien plus complexe que le simple renseignement d'une grille. Les outils en cours de développement trouvent leur principal intérêt dans le dépistage et dans le suivi de l'efficacité thérapeutique. Ils ont aussi le mérite d’impliquer l’ensemble de l’équipe soignante dans une indispensable démarche pluridisciplinaire. Par exemple, le prescripteur est rarement présent lors des toilettes douloureuses, des soins de kinésithérapie et même des soins d'escarres.

L'écoute et la pluridisciplinarité ne sont pas seulement souhaitables. Elles sont indispensables, ici comme toujours.

Association Tarnaise de Gérontologie

Statuts le 22 juin 2004

Bureau le 16 juin 2009

 


Association de Réflexion En Soins Palliatifs (ARESP)

15, avenue de Gérone 81000 ALBI

Tel : 05 63 47 97 59

La biologie peut-elle nous aider à distinguer les infections bactériennes habituelles et une épidémie grippale ?

 

Dans une série de 82 femmes and 56 hommes, de moyenne d’âge 71.8 ans, Gil (Gil et al, 2003) font l’observation suivante : quand les leucocytes sont supérieurs à  10 000/mm3 et si les éosinophiles sont inférieurs à 40/mm3, la valeur prédictive pour une infection bactérienne est de 100 % ainsi que la spécificité.

 

Au cours de l’épidémie de grippe à H1N1, des auteurs mexicains (Perez-Padilla et al, 2009) ont noté chez 18 patients atteints une augmentation des LDH, une élévation des CPK chez 62 % et une lymphopénie chez 61 % d’entre eux.

 

Commentaire de l’auteur de ce site : bien que ces données ne soient pas forcément spécifiques, en particulier celles observées dans l’épidémie à H1N1, il peut s’agir ici d’une aide à la suspicion de diagnostic devant des tableaux infectieux qui sont fréquents hors période épidémique en EHPAD et en SLD.

 

Sources :

 

Gil H, Magy N, Mauny F, Dupond JL. Valeur de l'éosinopénie dans le diagnostic des syndromes inflammatoires : un « vieux » marqueur revisité. Rev Med Interne. 2003 Jul;24(7):431-5.

 

Perez-Padilla R, de la Rosa-Zamboni D, Ponce de Leon S, Hernandez M, Quiñones-Falconi F, Bautista E, Ramirez-Venegas A, Rojas-Serrano J, Ormsby CE,Corrales A, Higuera A, Mondragon E, Cordova-Villalobos JA; INER Working Group on Influenza. Pneumonia and respiratory failure from swine-origin influenza A (H1N1)in Mexico. N Engl J Med. 2009 Aug 13;361(7):680-9.

Frédéric Bevernage, gériatre, médecin DIM au Centre Psychothérapique de l'Ain, Michel Cavey, médecin gériatre au Groupe Hospitalier Intercommunal le Raincy-Montfermeil, Jean-Noël Durand, gériatre  à La Souterraine (23), Georges Lambert, praticien hospitalier au CH Villefranche-de-Rouergue, Michel Mazeirat, praticien hospitalier à La Souterrain, Lucien Mias, médecin, gérontologue honoraire du CHIC Castres Mazamet, Pascal Pozzi, médecin coordonnateur de l'EHPAD départemental de la Loire St Just St Rambert, Bernard Pradines, praticien hospitalier à SLD Albi, Rose-Marie Ragot gériatre à l'Hôpital Yves Lanco, Le Palais (56), et Christophe Trivalle, gériatre Praticien hospitalier à Hôpital Paul Brousse, APHP.

 

 Le rétrécissement de l'interligne articulaire serait davantage corrélé avec la douleur que la présence d'ostéophytes dans la gonarthrose d'après Neogi et al (Neogi T et al, 2009)

Source :

Neogi T, Felson D, Niu J, Nevitt M, Lewis CE, Aliabadi P, Sack B, Torner J,
Bradley L, Zhang Y. Association between radiographic features of knee osteoarthritis and pain: results from two cohort studies. BMJ. 2009 Aug 21;339:b2844. doi: 10.1136/bmj.b2844.

 

Mise à Jour (MAJ) du 25 août 2009.

 

Après la publication de l’étude australienne de Buchbinder (Buchbinder  et al, 2009), encore des résultats peu enthousiastes, cette fois américains (Kallmes et al, 2009), relatifs à la vertébroplastie chez des patients présentant un tassement vertébral ostéoporotique : pas de différence dans l'amélioration de la douleur ni dans l'incapacité qui lui est liée entre le groupe ayant « bénéficié » d’une technique simulée et celui qui a été traité « convenablement ». Cette dernière étude est d’autant plus intéressante qu’elle a été menée en cross over.

 

Source :

 

Buchbinder R, Osborne RH, Ebeling PR, Wark JD, Mitchell P, Wriedt C, Graves S, Staples MP, Murphy B. A randomized trial of vertebroplasty for painful osteoporotic vertebral fractures. N Engl J Med. 2009 Aug 6;361(6):557-68.

 

Kallmes DF, Comstock BA, Heagerty PJ, Turner JA, Wilson DJ, Diamond TH, Edwards R, Gray LA, Stout L, Owen S, Hollingworth W, Ghdoke B, Annesley-Williams DJ, Ralston SH, Jarvik JG. A randomized trial of vertebroplasty for osteoporotic spinal fractures. N Engl J Med. 2009 Aug 6;361(6):569-79.

Selon Heiskanen (Heiskanen et al, 2009), l’absorption de fentanyl transdermique est diminuée chez dix patients cancéreux cachectiques (BMI moyen : 16) par rapport à dix patients cancéreux non cachectiques (BMI moyen : 23).

Le mécanisme n’est pas élucidé.

 

Source :

Heiskanen T, Mätzke S, Haakana S, Gergov M, Vuori E, Kalso E. Transdermal fentanyl in cachectic cancer patients. Pain. 2009 Jul;144(1-2):218-22.

Cher(e) collègue,

 Nous vous proposons le texte suivant, rédigé en équipe par des gériatres.

 Si vous êtes d'accord, vous pouvez apporter votre signature.

 Précisons toutefois que le texte et les signatures seront diffusés le plus largement possible à l'extérieur de la profession à la rentrée : presse, associations, syndicats, secrétariat d'Etat ...

Ci-dessous un formulaire de signature à remplir par copier-collé dans un traitement de texte et à adresser à :

·         bpradines@aol.com

·        ou possibilité de  laisser un message au 05 63 47 44 60

·         Ou encore d'écrire à :

Docteur Bernard Pradines

Service de Soins de Longue Durée

Centre Hospitalier

81013 ALBI Cedex

 

Formulaire de signature :

Oui je suis solidaire avec le contenu du manifeste « coupe réglée ».

Nom :

Prénom :

Profession :

Lieu d'exercice :

Adresse mail :

Publication pessimiste dans le NEJM sous la plume d'auteurs australiens :

 

78 patients ont été inclus dans deux groupes comparables  par le nombre pour un suivi de 6 mois après une fracture vertébrale ostéoporotique douloureuse.

Selon les auteurs, la vertébroplastie na pas été suivie dune amélioration significativement meilleure que celle du groupe qui avait « bénéficié » dune procédure simulée. La douleur a diminué dans des proportions comparables sur une échelle numérique. Mêmes améliorations dans les deux groupes sur la douleur nocturne ou au repos, les fonctions physiques, la qualité de vie et lamélioration subjective.

Les auteurs concluent à une absence damélioration à 1 semaine ou à 1, 3, or 6 mois après le traitement.

 

Source :

Buchbinder R, Osborne RH, Ebeling PR, Wark JD, Mitchell P, Wriedt C, Graves S, Staples MP, Murphy B. A randomized trial of vertebroplasty for painful osteoporotic vertebral fractures. N Engl J Med. 2009 Aug 6;361(6):557-68.

La FDA (Food and Drug Administration) vient de se prononcer les 29 et 30 juin 2009 contre la prescription d’associations combinant du paracétamol et des opioïdes, en l’occurrence aux USA le VICODIN * (hydrocodone et paracétamol) et le PERCOCET* (oxycodone et paracétamol). La FDA indique que 60 % des décès liés au paracétamol sont associés à la prescription de ces produits. La FDA reconnaît que le paracétamol est une substance importante dans le traitement de la douleur et de la fièvre. Pourtant, les cas de toxicité hépatique du paracétamol sont devenus un problème de santé publique, que ce soit avec ou sans prescription.

A l’heure actuelle, la FDA n’a pas pris une décision définitive de retrait des associations  contenant du paracétamol mais une réflexion est en cours à ce sujet.

 

A propos de propoxyphène, la FDA ne recommande pas son retrait. Toutefois, elle compte entreprendre plusieurs types d’actions. D’une part l’obligation de placer un avertissement sur la boite du médicament. Par ailleurs, les fabricants seront tenus de procurer au patient un guide du médicament afin d’insister sur l’importance d’une bonne utilisation.

Enfin, la FDA demande que de nouvelles études soient entreprises afin d’aborder  les questions demeurés sans réponse, en particulier la toxicité cardiaque du propoxyphène à des doses supérieures à la posologie maximale autorisée.

Parmi ces études, on relève celle qui s’intéresse à la fréquence des décès et des fractures de hanche chez la personne âgée sous propoxyphène-paracétamol par rapport aux patients utilisant d’autres analgésiques.

 

Sources : voir fichiers liés. Propoxyphène, paracétamol.

 

Merci encore à l'infirmière américaine, Barbara Acello, qui me fait parvenir les aspects nouveaux de la prise en charge de la douleur des personnes âgées aux USA.

Trois opioïdes “faibles” du palier 2 de l’OMS sont associés avec du paracétamol en France : le dextropropoxyphène en voie d’extinction, le tramadol et la codéine (DXP+P, TRM+P et COD+P ). Ces combinaisons sont impliquées dans des effets indésirables mais aucune donnée n’était disponible jusqu'à présent concernant leur incidence relative suivant chaque analgésique.

Tous les cas rapportés spontanément à la Pharmacovigilance française du 1er janvier 1987 au 31 décembre 2006 ont été étudiés. La consommation pour la même période a été obtenue de l’Agence Française du Médicament. Le nombre d’effets indésirables (EI), d’EI graves et d'EI selon les diverses catégories d’organes ont été comparés à leur consommation.

Le taux rapporté d’EI était de 24.9/100 000 personnes-années pour DXP+P, 44.5/100 000 personnes-années pour TRM+P et 12.5/100 000 personnes-années pour COD+P. Le taux d’EI graves était significativement plus élevé pour TRM+P que pour DXP+P. Toutefois, les EI hépatobiliaires étaient plus fréquents avec DXP+P. Le taux d’EI graves était significativement plus élevé pour DXP+P que pour COD+P.

En somme, parmi les trois combinaisons associant du paracétamol à un opioïde de palier 2, les taux rapportés d’EI et d’EI graves sont les plus élevés avec le tramadol et les plus bas avec la codéine.

Ci-jointe la publication en cours.

 

http://www.mesotheliomanews.com/2009/07/11/abstral-released-in-france/

 

la commercialisation d'une présentation française de fentanyl sublingual serait imminente : ABSTRAL*

 

Voir l'avis de l'HAS.

 

Commentaires de l'auteur de ce site :

 

- forme galénique plus intéressante que l'ACTIQ,

- indication limitée aux douleurs cancéreuses, comme à l'ordinaire avec ce type de substance à l'exclusion de la morphine,

- à notre connaissance, pas d'étude spécifique chez la personne âgée, en dehors des cancers ou encore  lors de l'utilisation en prémédication avant un geste douloureux.

Conseil d’administration et bureau élus le 29 juin 2009 

 

Madame Madeleine RAYNAUD, bénévole, présidente d’Honneur,

Madame Françoise CAZAURANG, aide-soignante, secrétaire

Monsieur René MANTEAU, infirmier, président

Docteur Bernard PRADINES, médecin, trésorier

 

Vice-Présidents :

Madame Marthe CANDEIL, bénévole,

Madame Lily GROC, bénévole,

Madame Christiane GUIBERT, bénévole,

Madame Danielle SANCHEZ, bénévole,

Monsieur Gérard ANDRIEU, bénévole,

 

 

Membre du bureau sans titre :

Monsieur Domingo CASADO, résident, décédé,

Monsieur Jean-Pierre JALAMA, résident.

 

Membres du Conseil d’Administration sans être membre du bureau :

Madame Michèle BAYSSE, anciennement membre d’une famille de résident

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Pour Kohr (Kohr et al, 2009), les preuves s’accumulent d’une responsabilité du système immunitaire dans le développement de ce syndrome. Cet auteur teste les sérums de 30 patients souffrant de cette pathologie (SRC), 30 volontaires sains et 20 souffrant  d’une neuropathie. Des auto-anticorps dirigés contre les neurones impliqués dans le système neuro-végétatif ont été retrouvés chez 13 patients souffrant d’un SRC, aucun chez les volontaires sains et un seul des patients souffrant de neuropathie. Cette étude, qui mérite d’être confirmée, pourrait avoir des conséquences thérapeutiques intéressantes dans le traitement toujours difficile des SRC.

 Source :

Kohr D, Tschernatsch M, Schmitz K, Singh P, Kaps M, Schäfer KH, Diener M, Mathies J, Matz O, Kummer W, Maihöfner C, Fritz T, Birklein F, Blaes F. Autoantibodies in complex regional pain syndrome bind to a differentiation-dependent neuronal surface autoantigen. Pain. 2009 Apr 15.le 26 avril 2009.

Les différences de prévalence et d’intensité de la douleur en fonction du sexe ont fait l’objet de nombreuses études et interrogations. Celle de Tsai (Tsai, 2007) s’intéresse à 199 personnes âgées à Taiwan souffrant de gonarthrose. Pour cet auteur, ce sont les symptômes dépressifs qui seraient à l’origine de la différence de prévalence et d’intensité douloureuse suivant les sexes. Ceci en défaveur des femmes.

Commentaires de l’auteur de ce site : longtemps potentiellement suspectes d’a priori sexiste, les études semblent de plus en plus confirmer l’inégalité des genres devant la douleur. Si la dépression est un facteur soupçonné à l’origine de ces inégalités, ceci a le mérite de nous rappeler la nécessaire prise en charge de la douleur qui inclue la composante thymique ou encore la comorbidité dépressive.

Source :

Tsai YF. Gender differences in pain and depressive tendency among Chinese elders with knee osteoarthritis. Pain. 2007 Jul;130(1-2):188-94.


Tous les opioïdes sont éliminés par un métabolisme impliquant principalement le CYP2D6 hautement polymorphique. Dans bien des cas, les métabolites ont la même activité pharmacologique que l’opioïde parent. Pourtant, les concentrations plasmatiques du métabolite sont souvent trop faibles pour posséder un effet significatif. Ces métabolites sont invariablement plus hydrosolubles et nécessitent donc une clairance rénale correcte pour être éliminés.

De tels métabolites peuvent ainsi s’accumuler chez la personne âgée. L’exemple le plus connu est celui du morphine-6-glucuronide issu du métabolisme de la morphine. Autres exemples : la norpéthidine, un agent neurotoxique, et le nordextropropoxyphène, un agent cardiotoxique.

 

Commentaires de l’auteur de ce site :

La mesure de la clairance de la créatinine est indispensable lors de l’initiation et de l’adaptation d’un traitement opioïde. Les incertitudes sur le métabolisme des morphiniques pourraient expliquer le succès de certaines « rotations des opioïdes ». Cette « rotation » doit être d’autant plus prudente et surveillée que les équivalences sont mal définies, probablement en partie du fait des variations métaboliques.

 

Source :

Coller JK, Christrup LL, Somogyi AA. Role of active metabolites in the use of opioids. Eur J Clin Pharmacol. 2009 Feb;65(2):121-39.

- Mise en ligne d'un lien vers la publication originale des Recommandations de la Société Américaine de Gériatrie (AGS) publiées en juin 2002 relatives à la prise en charge de la douleur persistante chez les personnes âgées : http://www.americangeriatrics.org/products/positionpapers/JGS5071.pdf

- Remise en ligne, après incident, des recommandations de Limoges de 1999, toujours d'actualité : http://geriatrie-albi.com/Limoges190299.htm

Pour Brefel-Courbon et al (2009), dans une étude de prévalence menée par une équipe toulousaine (France), la prescription chronique de médicaments analgésiques est plus fréquente chez les patients parkinsoniens (33 %) que dans la population générale (20 %) et chez les diabétiques (26 %) et identique en prévalence à celle des patients qui souffrent d'arthrose. Ainsi, le parkinsoniens sont plus à même de consommer de manière chronique  des opiacés, du paracétamol ou encore des adjuvants.

Source :

Brefel-Courbon C, Grolleau S, Thalamas C, Bourrel R, Allaria-Lapierre V, Loï R, Micallef-Roll J, Lapeyre-Mestre M. Comparison of chronic analgesic drugs prevalence in Parkinson's disease, other chronic diseases and the general population. Pain. 2009 Jan;141(1-2):14-8.

 

http://www.geriatrie-albi.fr/emla_ametop_hpc-cps-fra.pdf

 

Dans ce contexte, il convient de respecter les posologies recommandées par le dictionnaire Vidal (ci-dessous le Vidal 2009) :

 

Age

Dose recommandée

Durée minimale d'application

Dose maximale

Durée maximale d'application

Adulte et enfant > 12 ans

- pour des actes portant sur de petites surfaces : 2 à 3 g
- pour des surfaces plus étendues : 1 à 1,5 g pour 10 cm
2

1 heure

50 g

4 heures**

présentation au format pdf

présentation au format PowerPoint

texte au format pdf

exposé du Dr RM Ragot (Belle-Ile) au format Word

exposé du Dr Pradines (Albi) au format PowerPoint

Loi n° 2005-102 du 11 février 2005

Loi n°2005-1579 du 19 décembre 2005

Arrêté du 12 mai 2006

Loi n°2006-1640 du 21 décembre 2006

circulaire du 15 mai 2006

circulaire du 10 mai 2007

circulaire du 17 novembre 2008

annexe1

annexe2

C) Approche psychopathologique

Selon Blond (Blond, 2007) "la pratique psychiatrique générale nous montre que les troubles du comportement sont très classiques dans de nombreuses maladies mentales. En fait, le comportement se trouble chaque fois qu’une tension psychique trop intense vient déborder les défenses psychologiques habituelles et que le chemin de la mentalisation devient impraticable. Les défenses comportementales, peu élaborées, contournent la mentalisation et échappent ainsi à la conscience de celui qui les agit."

Source : Blond JC. Que sont les troubles du comportement pour le psychiatre ? Dans les coulisses de la scène comportementale. La Revue de Gériatrie, Tome 32, N°6 JUIN 2007, pp 457-60.

 

Closs (Closs et al, 2008), de l'université de Leeds, étudie dans quelle mesure l'âge influence une moindre prise en charge de la douleur dans la maladie cancéreuse. Pour cela, cet auteur compare 58 patients âgés de 75 ans ou davantage et 32 de 60 ans ou moins. Des facteurs défavorables tels qu'une moindre connaissance des analgésiques, la réticence à communiquer avec l'équipe médicale, un statut fonctionnel moins performant et le fait de vivre seul suggèrent que les patients âgés nécessitent une assistance plus importante que les sujets jeunes quant au traitement médicamenteux de la douleur.

 

Source :

Closs SJ, Chatwin J, Bennett MI.  Cancer pain management at home (II): does age influence attitudes towards pain and analgesia? Support Care Cancer. 2008 Dec 6.

 

Pour Goldstein (Goldstein et al, 2005), la duloxétine (CYMBALTA*) possèderait une action efficace sur les douleurs neuropathiques d'origine diabétique, probablement par action inhibitrice descendante. Ceci dès la dose quotidienne de 60 mg.

 

Source : Goldstein DJ, Lu Y, Detke MJ, Lee TC, Iyengar S. Duloxetine vs. placebo in patients with painful diabetic neuropathy. Pain. 2005 Jul;116(1-2):109-18.

 Rahme (Rahme al, 2008) compare l’incidence des hospitalisations pour complications gastro-intestinales : ulcération, perforation, ou saignement du tractus digestif -haut ou bas- chez 644 183 patients de pluus de 65 ans sous AINS « traditionnel », associé ou non au paracétamol, ou encore sous paracétamol, avec ou sans IPP. Les sujets entraient dans l’étude dès la première prescription de paracétamol ou d’AINS. La consommation d’aspirine, de clopidogrel et d’anticoagulants était prise en compte.

De manière surprenante, les hospitalisations pour ces effets secondaires étaient aussi fréquentes pour les personnes sous paracétamol + IPP que pour celles sous AINS + IPP.

Par ailleurs, le risque était deux fois plus élevé chez les personnes prenant à la fois un AINS et du paracétamol en combinaison avec un IPP. Ce risque était 2,55 fois plus élevé sans IPP. Ceci par rapport au groupe de référence ne prenant que du paracétamol sans IPP.

Source :

Rahme E, Barkun A, Nedjar H, Gaugris S, Watson D. Hospitalizations for upper and lower GI events associated with traditional NSAIDs and acetaminophen among the elderly in Quebec, Canada. Am J Gastroenterol. 2008 Apr;103(4):872-82. Epub 2008 Mar 26.

 

D’après Ginieys (29èmes journées de la SFGG, Paris21-23 octobre 2008), les douleurs du zona sont d’emblée mixtes, avec une composante nociceptive et une composante neuropathique. Commentaire de l’auteur de ce site : un schéma séquentiel serait donc à remettre en question : douleur inflammatoire nociceptive suivie en 2 à 3 mois d’une douleur neuropathique.

Pour Rat (Rat et al, 2008), la validation de l’échelle d'hétéro-évaluation chez la personne âgée ALGOPLUS est acquise aux Urgences. Toutefois, pour cet auteur, si la sensibilité de cet outil se manifeste pour un score de 2 sur 5, la spécificité ne pourrait être obtenue que pour un score de 3 sur 5.

Commentaires de l’auteur de ce site : l’ALGOPLUS (http://geriatrie-albi.com/FicheALGOPLUSdiffusion.doc) ne distingue pas les signes de douleur au repos et au mouvement, contrairement au CNPI de Feldt (Feldt, 2000) : http://geriatrie-albi.com/checklist.htm

Or, la difficulté la plus courante est de distinguer les signes au repos et au mouvement, cette dernière circonstance étant en pratique la plus fréquente à l’origine de la provocation ou de l’exacerbation des douleurs sur un mode aigu. Pour cette raison, nous utilisons depuis peu un outil dérivé (http://www.geriatrie-albi.fr/ALGOPLUS-SLD-ALBInov2008.doc) qui compare les signes observés au repos et au mouvement afin de mieux discerner les changements induits par les mobilisations et les soins qui en sont les principaux pourvoyeurs. A noter toutefois que cette méthode n’est pas validée, contrairement à l’ALGOPLUS seul.

 

Source :

Rat P, E. Jouve E, Bonin-Guillaume S, Michel M et F. Capriz-Ribière. Validation d'ALGOPLUS, échelle comportementale gériatrique de la douleur aiguë, dans des services d’urgences. 29èmes journées de la SFGG, Paris 21-23 octobre 2008.

  Douleurs du membre fantôme : penser à la mémantine.

Hackworth (Hackworth et al, 2008) fait état de la nette amélioration sous mémantine de douleurs fantômes de membre chez deux patients de 27 et 21 ans. Ces patients avaient bénéficié sans efficacité notable des traitements habituels : opioïdes, ADT, AINS et antiépileptiques. L'action de la mémantine repose sur sa capacité à bloquer l'activité des récepteurs NMDA sans empêcher leur fonctionnement normal. Cette action bénéfique serait d'autant plus efficace que la mémantine aurait été administrée précocement. La mémantine pourrait aussi être efficace dans les syndromes régionaux complexes de type II.

Commentaires de l'auteur de ce site : les doses de mémantine utilisées chez les deux patients jeunes de Hackworth (10 mg matin et soir) correspondent aux posologies utilisées chez les patients âgés normorénaux dans le traitement symptomatique des démences. Dans l'éventualité d'une douleur neuropathique associée à un état démentiel pouvant tous deux relever d'un traitement par mémantine, l'éventualité de cette prescription pourrait être envisagée en complément du traitement habituel.

Source : Hackworth RJ, Tokarz KA, Fowler IM, Wallace SC, Stedje-Larsen ET. Profound pain reduction after induction of memantine treatment in two patients with severe phantom limb pain. Anesth Analg. 2008 Oct;107(4):1377-9.

En lien : notre publication en cours dans la revue NPG relative à la fin de la vie en Soins de Longue Durée

J'ai reçu l'autorisation de diffusion sur le web en format Word à titre "académique" en précisant que l'article sera publié dans NPG avec l'adresse du site de Sciencedirect.com ou em-consulte.com.

Pour Doubrère (Doubrère, 2008), le traitement des douleurs neuropathiques peut nécessiter l'utilisation de molécules telles que la venlafaxine (EFFEXOR*) à la dose de 100 à 300 mg quotidiens. La duloxétine (CYMBALTA*) possède l'AMM pour les douleurs neuropathiques au cours du diabète sucré.

**********

Pour Doubrère (Doubrère, 2008), la prescription de morphiniques est légitime au cours des douleurs neuropathiques si les autres mesures thérapeutiques se sont avérées insuffisantes. Toutefois, cet auteur souligne la nécessité d’une augmentation progressive des doses car le seuil d’analgésie requiert une posologie souvent double des celle d’une douleur comparable par excès de nociception.

 **********

Pour Doubrère (Doubrère, 2008), la gabapentine devrait être utilisée à une dose minimale de 1200 mg quotidiens. A noter qu’une telle posologie devra être atteinte progressivement. Dans notre clientèle, il n’est pas toujours possible d’y parvenir du fait des effets secondaires.

Source : Doubrère JF. Douleurs neuropathiques : que faire ? Gérontologie Pratique, septembre 2008, pp 1-4.

Une cause rare de douleur thoracique survenant surtout chez la personne âgée : quatre publications récentes.

Selon, Jalihal (Jalihal et al, 2008), l'hématome intramural de l'œsophage survient surtout chez la personne âgée souffrant d'un trouble de l'hémostase ou bien sous thérapeutique antithrombotique ou anticoagulante. Malgré sa rareté, cette pathologie mérite d'être connue car sa symptomatologie se confond avec celle d'autres pathologies thoraciques plus fréquentes : anévrisme aortique rompu, dissection aortique, infarctus du myocarde ou pathologie pulmonaire, syndrome de Mallory-Weiss, syndrome de Boerhaave (Rostrepo et al, 2008). La soupçonner pourrait éviter l'initiation ou le renforcement d'un traitement anticoagulant (Kimmoun et al, 2008).
Le scanner thoracique (Restrepo et l, 2008) et l'échographie par fibroscopie oesophagienne (Modi et al, 2005) permettent de poser un diagnostic souvent difficile.

Sources :
Jalihal A, Jamaludin AZ, Sankarakumar S, Chong VH. Intramural hematoma of the esophagus: a rare cause of chest pain. Am J Emerg Med. 2008 Sep;26(7):843.e1-2.

Restrepo CS, Lemos DF, Ocazionez D, Moncada R, Gimenez CR. Intramural hematoma of the esophagus: a pictorial essay. Emerg Radiol. 2008 Jan;15(1):13-22. Epub 2007 Oct 20.

Kimmoun A, Abboud G, Steinbach G, Tellaroli JC, Bemer M. Hématome intramural de l'œsophage. Une cause rare de douleur thoracique. Presse Med. 2008 Mar;37(3 Pt 1):420-3. Epub 2007 Dec 21.

Modi P, Edwards A, Fox B, Rahamim J. Dissecting intramural haematoma of the oesophagus. European Journal of Cardio-thoracic Surgery 27 (2005) 171-173.

Annonce d'un congrès relatif à la maladie d'Alzheimer à Paris le 5 juin 2009 sous la présidence du Docteur Christophe Trivalle.

Cours aux aides-soignantes :

 

 

Cours aux aides-soignantes :

 

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Rüger et al. font état d’une étude visant à caractériser le mécanisme physiopathologique des douleurs rencontrées au cours des maladies artérielles périphériques chez 102 patients des stades II à IV de Fontaine. Les auteurs ont étudié respectivement la douleur dans la claudication intermittente (CI) et au cours de l’ischémie critique d’un membre (ICM). Des questionnaires validés (EVA, NPSI, S-LANSS, PDI, SF-MPQ) ont permis d’effectuer cette étude.

  

Les questionnaires d’évaluation de la douleur neuropathique ont nettement mis en évidence des scores plus élevés pour l’ICM que pour la CI. Ainsi, il convient d’envisager que la douleur nociceptive de la CI laisse place à une douleur neuropathique prédominante en cas d’ICM.

 

Source :

 

Rüger LJ, Irnich D, Abahji TN, Crispin A, Hoffmann U, Lang PM. Characteristics of chronic ischemic pain in patients with peripheral arterial disease. Pain. 2008 May 8.

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Gaillac 2008

 

 

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Turin 2008

 

 

 

 

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2008

 

 

La justification en serait de prévenir le déshabillage itératif et la manipulation des excrétions.

 

Voir : http://geriatrie-albi.com/somcontentions.htm

 

 
Approches non médicamenteuses de la maladie d'Alzheimer

texte de base

diapositives

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2008

Lu dans le JIM :

"l’efficacité d’un vaccin anti-zona a été évaluée contre placebo chez 380 000 sujets. Ce vaccin qui réduit de 51,3 % l’incidence du zona et de 66,5 % l’incidence des neuropathies post-zostériennes a obtenu une AMM européenne pour la prévention du zona et des névralgies post-zostériennes chez les plus de 60 ans. Il devrait être disponible en France dès 2009." (Dr Julie Perrot).

Source :

Trivalle C et coll. : Impact du zona sur la qualité de vie et perspectives du vaccin zona. 6e Congrès Gérosanté (Montpellier) : 6-7 décembre 2007.

Au format pdf et en anglais :

Belmin J, Pariel-Madjlessi S, Surun P, Bentot C, Feteanu D, Lefebvre des Noettes V, Onen F, Drunat O, Trivalle C, Chassagne P, Golmard JL. The cognitive disorders examination (Codex) is a reliable 3-minute test for detection of dementia in the elderly (validation study on 323 subjects). Presse Med. 2007 Sep;36(9 Pt 1):1183-90.

Résumé en français de la publication dans Pain citée en référence ci-dessous :

 

Nous avons construit et validé l'Echelle Comportementale d'évaluation de la douleur chez la Personne Agée non communicante, 2ème version (ECPA-2), qui comporte 8 items. Elle s‘adresse aux personnes âgées (d’âge égal ou davantage que 65 ans) qui, quelle qu'en soit la raison, sont dans l'incapacité de s'évaluer elles-mêmes (ces personnes sont connues sous la dénomination de personnes âgées ne pouvant communiquer, ou ne communiquant pas verbalement ou PA-NCV). Le postulat pour mesurer l'intensité de la douleur chez ce type de patients a été de considérer que l'évaluation pouvait se faire en prenant en compte deux dimensions (signes en dehors et pendant les soins). La première version de l'échelle a été formulée suite aux résultats d'une enquête auprès de 48 infirmières et aides-soignantes et à une revue de la littérature. Trois versions intermédiaires ont ensuite été évaluées. Les propriétés psychométriques de la version finale ont été établies à partir d'une dernière enquête totalisant 340 PA-NCV. Les validités d’apparence et de contenu ont été considérées comme bonnes. La validité convergente a été estimée par la corrélation entre le score global de l'échelle et le score clinique global, établi par deux évaluateurs expérimentés (r, = 0,846) d'une part et avec la dose d'opioïdes prescrites dans le sous-groupe de patients traités (r, = 0,698) d'autre part. Les validités discriminantes et divergentes sont satisfaisantes. L'analyse factorielle a donné des résultats non contradictoires avec une structure en deux dimensions comme ce qui avait été postulé au préalable. La valeur du coefficient de corrélation intra-classe était élevée (CCI = 0 877)  et ce quel que soit l'évaluateur (aide-soignante, infirmière, médecin). La cohérence interne de l’échelle s’est avérée hautement acceptable (α = 0,79). La sensibilité, évaluée de quatre manières différentes, a toujours été très bonne. L'ECPA-2 peut être utilisée aussi bien par des infirmières, des aides-soignantes que par des médecins. Il s’agit d’un instrument  validé pour évaluer l‘intensité de la douleur chez les PA-NCV.

 

Morello R, Jean A, Alix M, Sellin-Peres D, Fermanian J. A scale to measure pain in non-verbally communicating older patients: the EPCA-2. Study of its psychometric properties. Pain. 2007 Dec 15;133(1-3):87-98.

http://geriatrie-albi.com/ECPAutilisation.htm

Trente quatre patients entre janvier et juin 2001 à Chambéry, âgés de 53 à 96 ans, d'âge moyen 84 ans, recevaient du chlorhydrate de morphine (M) ou bien un mélange équimoléculaire de N2O-O2 (E) ou encore de la morphine additionnée d'un mélange de N2O-O2 (M + E) pendant des soins douloureux d'escarres ou d'ulcères cutanés au cours d’un protocole en cross-over.

La morphine était administrée par voie sous-cutanée 30 minutes avant le début de la procédure à la dose d’un milligramme pour 10 kgs de poids ou bien à 10 % de la dose quotidienne si le patient recevait habituellement de la morphine.

Le débit du mélange équimoléculaire était réglé en fonction du débit respiratoire du patient, en moyenne à 10 litres / minute.

Les protocoles étaient changés tous les deux jours (cross over)et l’étude a duré six jours afin d’utiliser les trois procédures. L’analgésie a été jugée avant et après chaque soin en utilisant l’échelle ECPA, une EVA (abandonnée car inadéquate), une échelle « maison » globale d’évaluation de la douleur(GHES)ainsi que le DOLOPLUS-2.

La GHES (global hetero-evaluation scale) est une échelle d’hétéro-évaluation à quatre items simples conçue au centre hospitalier de Chambéry (France) : « confortable, relativement confortable, inconfortable, horrible ».

Il y avait une différence significative entre les trois traitements au profit du mélange équimoléculaire.

 

Commentaires de l’auteur de ce site :

 

Intéressante étude qui se présente comme la première du genre. Elle affirme l’efficacité du mélange équimoléculaire de N20-O2 dans l’analgésie des soins techniques douloureux le plus fréquents chez les personnes âgées : les soins d’escarres.

Par ailleurs, ce travail a le mérite de mettre en lumière une forte corrélation entre l’ECPA et une échelle « rudimentaire » comportant des items simples, la GHES.

Observation intéressante aussi quant au délai de 5 minutes minimum nécessaires pour obtenir une analgésie suffisante sous E.

Je pourrai objecter que les doses de chlorhydrate de morphine du bras M et du bras M + E sont relativement faibles par rapport à ma pratique quotidienne. Ainsi, 1 mg pour 10 kgs de poids ou 10 % de la dose quotidienne semblent bien représenter une dose trop faible pour obtenir une analgésie satisfaisante. Les valeurs des doses incidentes habituelles de morphine sont davantage de l’ordre de 1/6 ème à 1/3 de la dose quotidienne. L’objection en est bien sûr la tolérance de telles doses susceptibles d’occasionner somnolence et anorexie. Je chicanerai aussi l’administration de morphine probablement trop proche du soin : 30 minutes de délai sont insuffisantes au regard de la pharmacocinétique de cette substance. Dans la littérature, quarante cinq minutes sont un délai minimum. En pratique, soixante minutes sont généralement observées entre l’administration de l’analgésique et le début du soin douloureux.

 

Source :

 

Paris A, Horvath R, Basset P, Thiery S, Couturier P, Franco A, Bosson JL. Nitrous oxide-oxygen mixture during care of bedsores and painful ulcers in the elderly: a randomized, crossover, open-label pilot study. J Pain Symptom Manage. 2008 Feb;35(2):171-6.

 

Mise sur le marché en Europe (pas encore en France) d’un système de délivrance de fentanyl consistant à introduire la substance par voie transdermique à l'aide d'un courant électrique continu : IONSYS*. Ce dispositif est davantage adapté à l’administration aiguë du médicament qu’à son utilisation chronique telle que nous la connaissons actuellement (délivrance dite « passive »).

Ce dispositif comporte la possibilité d’administrer une dose maximale préréglée. IONSYS* pourrait représenter une alternative à la PCA (analgésie contrôlée par le patient). Cette présentation, désormais disponible en Allemagne, Grande-Bretagne et Irlande, devrait être proposée dans les autres pays européens dans les prochains mois.

Selon Mayes (Mayes et al, 2006), il serait ainsi possible d’éviter les dysfonctionnements liés aux pompes de PCA ainsi que les incidents lies aux cathéters intraveineux.

Selon Sinatra (Sinatra, 2005), il s’agit d’un dispositif de la taille d’une carte de crédit permettant, au moyen d’un courant électrique imperceptible de faible intensité, d’administrer la substance à la demande du patient.

Commentaire de l’auteur de ce site : modalité  intéressante mais soumise aux incertitudes de la voie transdermique. A ma connaissance, il n’existe pas encore d’étude concernant ce procédé chez la personne âgée.

 

Sources :

 

http://www.earthtimes.org/articles/show/179279,needle-free-post-operation-pain-treatment-available-in-europe.html

 

Mayes S, Ferrone M. Fentanyl HCl patient-controlled iontophoretic transdermal system for the management of acute postoperative pain. Ann Pharmacother. 2006 Dec;40(12):2178-86.

 

Sinatra R. The fentanyl HCl patient-controlled transdermal system (PCTS): an alternative to
intravenous patient-controlled analgesia in the postoperative setting. Clin Pharmacokinet. 2005;44 Suppl 1:1-6.

Les cours du Dr Nicolas Saffon pour la Capacité de gérontologie à Toulouse le 14 décembre 2008 :

Physiopathologie de la douleur

Les antalgiques

http://www.dailymotion.com/Trivalle/video/x43vi4_alzheimer0002_politics

 

 

 

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2008

 

Intéressante étude sur 180 patients âgés en moyenne de 83 ans de MMS médian 18, en comparant EVA et Doloplus-2.

 

Les auteurs concluent que 5 items du Doloplus – 2 pourraient constituer une nouvelle forme abrégée de cet outil d’hétéro-évaluation, le plus utilisé en France avec l’ECPA.

 

Cette version courte, issue d’un choix des items significativement associés au score à l’EVA dans le modèle de régression multiple,  comporte 3 items de la dimension somatique :

 

Plaintes somatiques

Positions antalgiques au repos

Protection de zones douloureuses

 

et deux de la dimension psychosociale :

 

Vie sociale

Troubles du Comportement

 

Les auteurs concluent toutefois que des études prospectives devraient être entreprises afin de comparer la version courte et la version complète du Doloplus-2.

 

Commentaire de l’auteur de ce site : il me semble toujours difficile d’effectuer une EVA chez des patients sévèrement atteints par une démence. A quand une étude vs EN ou surtout EVS ? Les résultats en seraient plus convaincants du fait d'une pratique plus aisée, au moins dans certaines limites, en cas de démence sévère.

 

Source :

 

Pautex S, Herrmann FR, Michon A, Giannakopoulos P, Gold G. Psychometric properties of the Doloplus-2 observational pain assessment scale and comparison to self-assessment in hospitalized elderly. Clin J Pain. 2007 Nov-Dec;23(9):774-9.

Intéressante  étude, bien que limitée, relative à la prescription des morphiniques chez les patients souffrant de douleurs non cancéreuses.

Les auteurs mettent en évidence davantage de craintes de la part des internistes que des gériatres au cours d'une étude anonyme menée dans le même centre aux USA.

Les internistes étaient davantage préoccupés que les gériatres par le détournement des opioïdes ainsi que par les possibilités d'addiction. Enfin, ils étaient moins assurés de prescrire la dose adéquate de ces substances.

 

Il reste à étudier si ces sentiments débouchent sur des attitudes thérapeutiques différentes.

 

Commentaires de l'auteur de ce site.

Intéressante étude, première du genre à ma connaissance dont des biais peuvent toutefois être soupçonnés : moindre probabilité d'addiction chez la personne âgée du fait de son profil psychologique et du fait de la durée limitée de l'administration, ou encore  moindre probabilité de détournement de substances opioïdes. A suivre.

Rappelons qu'en France, les recommandations de Limoges (1999) et de l'AFSSAPS (2004) font autorité dans ce domaine. En ligne sur le site.

Source :

Lin JJ, Alfandre D, Moore C. Physician attitudes toward opioid prescribing for patients with persistent
noncancer pain.Clin J Pain. 2007 Nov-Dec;23(9):799-803.

Cours à la Capacité de Gérontologie (Toulouse, 14 décembre 2007)

 

Dr Nicolas Saffon

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Dr Bernard Pradines

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 Annexes

annexe 1 : DN4

annexe 2 : EVS

annexe 3 : ECPA et annexe 4 : cinétique

annexe 5 : échelle de sédation

le schéma corporel

 

 

http://www.lapetition.com/sign1.cfm?numero=1384

 

http://www.geriatrie-albi.fr/lettreARG98.doc

et

http://www.geriatrie-albi.fr/lettreARG98.pdf

 Source : McIllmurray. Palliative medicine and the treatment of cancer. Symptom management. Oxford Textbook of palliative medicine. Third Edition. Ed. Doyle Hanks and Cherny Calman, Oxford, 2005, p232.

Attention, ci-dessous : traduction anglais-français par l'auteur de ce site. Cette publication n'est qu'une simple information.

Aucune plainte, aucune preuve de maladie.

100 %

Apte à mener une activité normale : signes ou symptômes mineurs de maladie.

90 %

quelques signes ou symptômes de maladie. Activité normale à l'effort.

80 %

Peut s'occuper de lui-même. Inapte à mener une activité normale ou un travail actif.

70 %

Nécessite une assistance occasionnelle mais peut assurer ses besoins personnels.

60 %

Nécessite une assistance conséquente et des soins médicaux fréquents.

50 %

Handicapé. Nécessite une assistance et des soins spécialisés.

40 %

Sévèrement handicapé. Indication d'hospitalisation bien que la mort ne soit pas imminente.

30 %

Très malade. Hospitalisation nécessaire. Nécessite des soins actifs de soutien.

20 %

Moribond. Processus fatal progressant rapidement.

10 %

Mort.

 0

 

indications des AINS

remarques

indications des corticoïdes

remarques

dysménorrhées primitives

  supériorité par rapport au paracétamol et aux opioïdes faibles

pseudopolyarthrite rhizomélique (PPR)

 

les corticoïdes à faible dose surclassent les AINS.

douleurs postopératoires

  supériorité par rapport au paracétamol et aux opioïdes faibles

polyarthrite rhumatoïde (PR)

les corticoïdes à faible dose surclassent les AINS.

arthrose symptomatique du genou ou de la hanche

  - supériorité par rapport au paracétamol et aux opioïdes faibles

- après échec du paracétamol

 

 

lombalgie commune

  - supériorité par rapport au paracétamol et aux opioïdes faibles

- après échec du paracétamol

 

 

migraine

 

 

 

colique néphrétique

 

 

 

spondylarthrites

 

 

 

accès microcristallins

les AINS ont supplanté la colchicine

 

 

Source : Bannwarth B. Indications, bon usage et risques des AINS dans le traitement de la douleur. Pharmacovigilance et traitement de la douleur. 11èmes Actualités en Pharmacovigilance, Dijon, 16 novembre 2007.

- Pradines B. Douleur chez la personne âgée. XIèmes actualités en pharmacovigilance. Dijon, 16 novembre 2007.

 

 

 

La coexistence avec un des symptômes ou une des comorbidités suivantes est retrouvée lors des troubles du comportement dans un étude limitée de 38 patients âgés suivis en institution pendant 8 mois :

 

Douleur

 

32%

 

Chute

 

21%

 

Déshydratation

 

18%

 

Fièvre

 

16%

 

Infection urinaire

 

13%

 

Infection respiratoire

 

6%

 

Trouble du transit

 

6%

 

Rétention urinaire

 

3%

 

Prurit intense

 

3%

 

Bas débit cardiaque

 

3%

 

 

 

Commentaires de l’auteur de ce site.

Cette étude a le mérite de rechercher la coexistence des troubles du comportement avec une pathologie somatique. Toutefois, il n’est pas possible d’établir un lien de causalité définitif entre ces situations et le trouble du comportement. En effet, la douleur est une phénomène fréquent, dont la prévalence est retrouvée encore plus élevée dans la population générale en institution que dans cette étude spécifique aux troubles du comportement. Malgré tout, ces résultats ont le mérite de fort bien poser les problèmes rencontrés en pratique quotidienne. En particulier, elle nous rappelle la nécessité, parfois fastidieuse car longue et répétitive, de rechercher systématiquement une pathologie somatique à l’origine des troubles du comportement.

 

Source :

Menecier-Ossia L, Musset E, Menecier P, Garnier-Carronnier S, Arezes C, Bernard B,  Ploton L. Les troubles du comportement en institution. Une approche globale. Repères en Gériatrie • Octobre 2007 • vol. 9 • numéro 74

 

 

France Alzheimer :

Récente mise sur le marché en France de l'oxycodone injectable par voie IV et SC.

Avantages :  

Inconvénients par rapport au chlorhydrate de morphine :  

 

http://geriatrie-albi.com/Douleurevaluation.htm

Dans une mise à jour du 12 octobre 2007, je laissais entendre que l'oxymorphone, un des deux métabolites de l'oxycodone, était un métabolite inactif.

Ce n'est pas l'avis d'Ordonez Gallego (Ordonez Gallego et al, 2007) pour qui l'oxymorphone est un analgésique puissant alors que la noroxycodone est un analgésique faible.

Toutefois, les auteurs pensent que le métabolisme de l'oxycodone est davantage prévisible que celui de la morphine.

La prudence habituelle est de mise chez la personne âgée chez qui Chamberlain (Chamberlain et al, 2007) note une augmentation de 40 % des concentrations plasmatiques après administration orale.

Pour Ordonez Gallego, les effets secondaires habituels des opioïdes sont à redouter sous oxycodone : nausées, constipation et somnolence. Toutefois, les nausées, les hallucinations et le prurit seraient moins habituels sous oxycodone que sous morphine. 

Sources :

Ordonez Gallego A, Gonzalez Baron M, Espinosa Arranz E. Oxycodone: a pharmacological and clinical review. Clin Transl Oncol. 2007 May;9(5):298-307. Review.

Chamberlin KW, Cottle M, Neville R, Tan J. Oral oxymorphone for pain management. Ann Pharmacother. 2007 Jul;41(7):1144-52. Epub 2007 Jun 26. Review.

Rappel : la classification des démences selon PAQUID est la suivante (source : http://www.isped.u-bordeaux2.fr/RECHERCHE/paquid/2004_Resultats_PAQUID.pdf)

 

démence très légère

démence  légère

démence modérée

démence sévère

MMSE

24 à 30

19 à 23

10 à 18

0 à 9

 

http://geriatrie-albi.com/lettreARG97.doc

et

http://geriatrie-albi.com/lettreARG97.pdf

Journée relative à la douleur à Dijon (France) le 16 novembre 2007 dont une intervention relative à la personne âgée.

Voir au format pdf.

Journée de Gérontologie le vendredi 7 décembre 2007 à Biarritz (France) dont une session relative à la douleur chez la personne âgée, en particulier lors des soins de plaies.

Voir en fichiers  liés.

Inscriptions en ligne possible à l'adresse suivante :

http://www.bipecongresante.com/geronto_2007.php

Pour Jean (Jean, 2007) l'équivalence analgésique (équianalgésie) se situerait à 50 mg de tramadol oral pour 10 mg de morphine orale. Commentaire de l'auteur de ce site : l'équivalence analgésique du tramadol par rapport à la substance de référence est demeurée longtemps incertaine. De plus, le tramadol et la morphine ne s'adressent pas forcément aux mêmes douleurs car le tramadol possède, outre ses propriétés communes aux opioïdes, une action monoaminergique à visée neuropathique. Comme toujours dans le domaine des équivalences, il ne s'agit donc que d'un simple ordre d'idée.

Source : Jean A. Morphine et personnes âgées. La Revue de Gériatrie, Tome 32, N°7 SEPTEMBRE 2007, pp 501-7.

 

Dans une étude américaine menée en 2001, les auteurs constatent que seulement 66 % des résidents de Soins de Longue Durée reçoivent un laxatif lorsque des morphiniques leur sont administrés.

 

Les auteurs concluent que la généralisation de la bonne pratique de prescription simultanée de ces deux familles thérapeutiques n’est pas encore achevée.

 

Source

Max EK, Hernandez JJ, Sturpe DA, Zuckerman IH. Prophylaxis for opioid-induced constipation in elderly long-term care residents a cross-sectional study of Medicare beneficiaries. Am J Geriatr Pharmacother. 2007 Jun;5(2)129-36.

Une correspondante me fait remarquer que les recommandations de Limoges de 1999, relatives à l'utilisation de la morphine en rhumatologie, ne concernent que la morphine et non les autres morphiniques :

http://www.institut-upsa-douleur.org/UserFiles/IGWSIUD/File/MG_douleur/mg_douleur_05.pdf

 

Critères de Beers

Les critères de Beers constituent une base de réflexion sur la prescription des médicaments chez la personne âgée. Nous listons ci-dessous les analgésiques contenus dans la version de 2002 issue de la publication de Fick (Fick et al, 2003) :

substance

effets adverses possibles

 niveau de risque

propoxyphène

possède peu d'avantages sur le paracétamol en termes d'efficacité mais possède les effets secondaires des autres opioïdes.

bas

pentazocine (en France, anciennement commercialisée sous le nom de FORTAL*)

possède beaucoup d'effets secondaires sur le SNC, en particulier confusion et hallucinations. De plus, possède des propriétés mixtes, agonistes et antagonistes.

élevé

mépéridine (en France, PETHIDINE RENAUDIN*, anciennement commercialisée sous le nom de  DOLOSAL*)

peu efficace par voie orale aux doses usuelles. Peut provoquer un état confusionnel et possède de nombreux inconvénients par rapport aux autres opioïdes.

élevé

 

Les morphiniques sont désormais autorisés, voire recommandés dans certaines situations de douleurs chroniques non cancéreuses. Les recommandations de Limoges (1999) permettent d'adopter une attitude rationnelle en rhumatologie.

Selon Klepstad (Klepstad et al, 2005), les variabilités interindividuelles dans la pharmacologie des opioïdes suggèrent que des prédispositions génétiques influencent la réponse aux opioïdes. Interviendraient des gènes à plusieurs niveaux : métabolisation de la morphine (gène UGT2B7), récepteurs µ (gène OPRM1) et transport de la morphine (gène MDR1). De plus une variabilité dans la dégradation des catécholamines (gène COMT) peut modifier l’efficacité de la morphine par un mécanisme indirect empruntant un système non-opioïde.

Ces considérations expliqueraient la part innée des variations interindividuelles de l’efficacité des morphiniques.

Commentaire de l’auteur de ce site : après les différences interindividuelles relatives à la douleur elle-même, après les considérations pharmacocinétiques et les interférences médicamenteuses, encore de bonnes raisons d’écouter nos patients âgés sans préjuger de la validité de leur plainte, en particulier sur un argument de dose de morphinique. De bonnes raisons aussi de manier les morphiniques avec une attention soutenue.

Source : 

Abstract dans Medline de la publication suivante en norvégien : Klepstad P, Dale O, Borchgrevink PC, Kaasa S, Skorpen F. [Genetic variation-- important for the clinical effect of opioids?] Tidsskr Nor Laegeforen. 2005 Oct 6;125(19):2655-8. Norwegian.

Toutefois, quand on consulte la publication citée (Kaiko et al), les variations génétiques du CYP2D6 permettent d'envisager des sujets plus ou moins bien soulagés par l'oxycodone car plus ou moins à même de transformer l'oxycodone en métabolite inactif : l'oxymorphone.

Par ailleurs, Madame Cismondo cite aussi la publication de Heiskanen (Heiskanen et al) mais sans préciser que l'analgésie n'a pas été testée dans l'étude évoquée. Il semble donc difficile de laisser entendre que le blocage du CYP2D6 par la quinidine n'aurait eu aucun effet clinique. Ceci est d'importance pratique dans l'éventualité du polymorphisme du CYP2D6.

En résumé, il demeure des incertitudes sur le métabolisme de l'oxycodone, du tramadol et de la codéine. Même la morphine concerne des métaboliseurs plus ou moins rapides. En sus des impératifs habituels (dénutrition, fonction rénale, fragilité du terrain), ceci doit nous rendre prudent dans l'initiation des opioïdes et même dans leur éventuelle rotation.

Sources :

Heiskanen T, Olkkola KT, Kalso E. Effects of blocking CYP2D6 on the pharmacokinetics and pharmacodynamics of oxycodone. Clin Pharmacol Ther. 1998 Dec;64(6):603-11.

Kaiko RF, Benziger DP, Fitzmartin RD, Burke BE, Reder RF, Goldenheim PD. Pharmacokinetic-pharmacodynamic relationships of controlled-release oxycodone. Clin Pharmacol Ther. 1996 Jan;59(1):52-61. 

http://geriatrie-albi.com/lettreARG96.doc

et

http://geriatrie-albi.com/lettreARG96.pdf

 

Pour Jean (Jean, 2007) si l’on constate chez un sujet âgé la réapparition d’une douleur intense après 8 heures d’un contrôle correct de la douleur par une morphine de forme LP, il faudrait l’administrer toutes les 8 heures et non augmenter les doses toutes les 12 heures. On serait en présence de patients “métaboliseurs rapides”, alors qu’il existerait des “métaboliseurs lents”.

Pour cet auteur, il ne faut pas prescrire la morphine orale à libération prolongée plus souvent que toutes les 8 heures. Si une douleur réapparaît 4 heures après la prise de la substance, il faut augmenter la dose selon la modalité indiquée précédemment.

 

Source :

Jean A. Morphine et personnes âgées. La Revue de Gériatrie, Tome 32, N°7 SEPTEMBRE 2007, pp 501-7.

 

 

A la suite des mises à jour concernant la possible inefficacité de la codéine, du tramadol et de l'oxycodone chez des patients présentant une variation génétique du CYP2D6, je vous communique ci-dessous la réaction du laboratoire MUNDIPHARMA (OXYNORM* et OXYCONTIN LP*) par la voix de Madame Sylvie Cismondo :

 

L'étude mentionnée dans cet email concerne uniquement la codéine. Une possible extrapolation de ces résultats aux autres opioïdes métabolisés par le Cytochrome P450 2D6 a été suggérée mais n'a jamais été prouvée ou retrouvée en clinique à ce jour.

L'oxycodone est métabolisé par le foie en noroxycodone (par N-déméthylation grâce au CYP3A : métabolite principal) et en oxymorphone par le CYP 2D6.

L’oxymorphone, métabolite actif, est présent en faibles concentrations dans le plasma, et représente moins de 10% des métabolites de l’oxycodone.

Bien qu’il ait été suggéré que l'oxymorphone puisse participer en partie à l'activité analgésique de l’oxycodone, sa contribution en clinique semble tout à fait négligeable.

Dans une étude évaluant la relation entre la pharmacocinétique et la pharmacodynamie de l'oxycodone à libération prolongée, Kaiko et al. ont décrit une corrélation entre les effets typiques des opioïdes observés et l'aire sous la courbe de l'oxycodone. De plus, les patients pour lesquels la concentration en oxymorphone était non détectable et la concentration en oxycodone élevée ont significativement présenté une incidence plus élevée d'effets typiques des opioïdes par rapport aux patients chez qui la concentration d'oxymorphone était mesurable et qui avaient une concentration en oxycodone plus faible.